Press release, Justice and Home Affairs, Employment, Social Policy, Health and Consumer Affairs
11 Jul 2006, 09:20 fr
Les ministres du Travail, des Affaires sociales et de la Santé de l’Union européenne se sont réunis le 7 juillet au Palais Finlandia à Helsinki pour une réunion informelle. Le pays qui occupe la présidence était représenté à la réunion par la ministre du travail Tarja Filatov, la ministre des Affaires sociales et de la Santé Tuula Haatainen et le ministre des Services de Base Liisa Hyssälä. A la réunion ont participé 41 ministres du Travail, des Affaires sociales et de la Santé des pays de l’UE, de la Norvège, pays qui préside de l’A.E.L.E. et des pays candidats à l’UE. Le Commissaire des affaires sociales et de l’emploi Vladimir Spidla ainsi que le commissaire responsable des questions de santé Markos Kyprianou ont aussi participé à la réunion. La réunion s’est concentrée sur les défis lancés par la mondialisation et la modification dans la pyramide des âges de la population. Après la séance plénière la réunion s’est divisée en trois groupes de travail. Chacun des ministres finlandais présidait le travail d’un groupe. Les thèmes spéciaux de ces groupes étaient la productivité et la qualité du travail, la promotion de la santé en milieu professionnel ainsi que le prolongement de la carrière des hommes et des femmes par la politique sociale. Equilibre entre la sécurité et la flexibilité de la vie du travail Le groupe de travail présidé par la ministre du Travail Tarja Filatov avait pour thème l’augmentation de la productivité du travail par l’amélioration de la qualité du travail. Le commissaire Vladimir Spidla et 21 ministres ou chefs de délégations ont participé à ce groupe de travail. Le groupe de travail a constaté qu’en Europe il se crée et disparaît plus d’emplois que jamais. Une restructuration est nécessaire, pour adapter les entreprises à l’évolution du marché. L’augmentation de la productivité ne concerne pas que les entreprises. L’Etat et les partenaires sociaux doivent aussi tenir un rôle important. L’augmentation de la productivité doit se faire de manière socialement supportable en contribuant à la prospérité européenne. Le mieux pour l’obtenir est d’améliorer la qualité du travail de manière innovatrice. L’augmentation de la productivité par l’amélioration de la qualité de la vie du travail demande une politique d’emploi réussie ainsi que des actions efficaces sur le plan des entreprises. A la réunion on a comparé des expériences des actions réalisées ou prévues par les Etats membres et les organisations syndicales. Lors de la discussion, on a souligné le besoin d’analyser le rapport entre la productivité du travail, une meilleure organisation du travail, la qualité de la vie active ainsi que le savoir-faire des employés. Il y a lieu d’examiner ce thème comme une partie de la « flexicurité » de la vie du travail. Un bon équilibre entre la sécurité et la flexibilité est nécessaire tant sur le marché du travail que dans la vie du travail. Les Etats membres peuvent favoriser le marche du travail ainsi que les systèmes de sécurité sociale par le soutien du changement de travail autant aisé que possible. Une bonne compétence et les services efficaces de l’agence pour l’emploi augmentent les possibilités des employés de changer d’emploi rapidement.La commission de l’UE est en train d’étudier, conjointement avec les Etats membres et les partenaires sociaux, la possibilité d’établir des principes communs concernant la flexicurité. La flexicurité sera également le thème de la réunion sociale tripartite qui se tiendra en octobre à l’occasion de la réunion informelle de Lahti. L’engagement des employés à leur travail devra également être encouragé. L’équité et la non-discrimination dans les lieux de travail sont naturellement des conditions de base requises pour cet engagement. Un traitement égal entre les femmes et les hommes ainsi qu’entre divers groupes fait partie intégrante de la discussion sur la qualité du travail. Il appartient fondamentalement au traitement égal que le même salaire soit payé pour un travail égal. Le prolongement de l’espérance de vie et l’égalité sont des possibilités Il a été constaté dans l’atelier présidé par Mme Tuula Haatainen, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, que le prolongement de l’espérance de vie et l’augmentation des années de vie en bonne santé sont des résultats dont nous pouvons être fiers. Le modèle social européen a, avec le prolongement de l’espérance de vie, atteint l’un de ses objectifs principaux. Le temps de travail au cours de la vie devra toutefois être prolongé suite à l’augmentation du nombre des années durant lesquelles nous sommes aptes au travail pour que nous puissions répondre au changement de la structure d’âge. Ces objectifs ne pourront être atteindre que par une coopération dans les secteurs de l’emploi, des affaires sociales et de la santé. L’acceptation globale de l’égalité devra être accélérée pour pouvoir financer la sécurité sociale et le bien-être. Il faudra prendre en compte, dans les décisions, leur effet sur aussi bien les femmes que les hommes. L’égalité salariale devra également être améliorée. Les mesures de politique familiale ainsi que la promotion de l’égalité des sexes sont des procédés essentiels pour le prolongement de la carrière professionnelle des hommes et des femmes. Il n’existe aucune contradiction entre la natalité et l’emploi des femmes. Au contraire, un haut taux d’emploi chez les femmes et lié à un haut taux de natalité, surtout si les services de crèche sont disponibles et si la formation des femmes répond aux exigences de la vie professionnelle. Les réformes des systèmes de retraite sont le procédé le plus usité pour reporter l’âge de retraite. Les ministres ont constaté qu’il est important de créer des modèles qui rendent possible de combiner la retraite et le travail. Une meilleure qualité de la vie professionnelle avec la promotion de la santé Le groupe des ministres de la Santé dirigé par la ministre des Services de Base Liisa Hyssälä a constaté que le secteur de la santé est responsable de l’amélioration de la qualité de la vie professionnelle et de la promotion de la santé dans le prolongement de la carrière professionnelle, sans oublier l’égalité des sexes. Les facteurs de risque communs des maladies nationales tels que les cigarettes, l’alcool, la mauvaise alimentation et le peu d’exercice physique ont été mentionnés par plusieurs participants. Le milieu de travail peut prendre des mesures. En outre, une partie de la population a besoin de soutien et des conditions de travail adaptées pour pouvoir travailler. Etant donné que la capacité de travailler est plus faible chez les chômeurs, particulièrement chez les chômeurs de longue durée, que chez les personnes actives, cette question mérite plus d’attention qu’actuellement. Les mesures peuvent être améliorées en prenant en considération les différences de santé entre les hommes et les femmes. Plusieurs risques de santé ont un effet différent sur les femmes et sur les hommes. Le groupe de travail a constaté que la bonne coopération des politiques de travail, des affaires sociales et de la santé peuvent considérablement favoriser la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne, le développement durable et une réponse au défi démographique. La réunion ministérielle a été nommée une réunion exemplaire pour intégrer l’égalité des sexes. Ainsi, tous les sujets seront également traités d’un point de vue de l’égalité entre les hommes et les femmes. Renseignements supplémentaires: conseillère ministérielle Liisa Heinonen, le Ministère du Travail, tél. 010 60 48017, 050 396 0155chef de projet Outi Kuivasniemi, le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, tél. 09-160 73230, 050 435 0269 Back