Finland’s EU Presidency : Prime Minister Matti Vanhanen’s address to Parliament on 21 June 2006 on Finland’s EU Presidency

Monsieur le Président du Parlement, Mesdames et Messieurs les Députés,

La Présidence finlandaise de l’Union européenne commencera dans dix jours. Nous nous sommes préparés à cette Présidence avec soin et sommes prêts à relever ce défi intéressant. Dans l’Union européenne, la Présidence est une mission difficile, mais en même temps un grand honneur et un privilège que la Finlande accueillera volontiers.

L’Union européenne est aujourd’hui totalement différente de cette union à laquelle la Finlande a adhéré il y plus de dix ans et dont nous avons assuré la Présidence il y a sept ans. L’élargissement de l’Union de 15 Etats membres en une communauté de 25 Etats a naturellement changé sa dynamique. En substance, le climat a changé d’un communautarisme insistant sur la coopération et la solidarité dans la voie d’une union privilégiant l’action intergouvernementale. L’Union n’a plus de noyau unique, et les coalitions y varient selon les cas et au gré des circonstances. La capacité du processus décisionnel de l’Union a laissé à désirer et les citoyens sont, en effet, de plus en plus critiques envers ce système. On parle d’une crise de l’Union, certains disent la pire de toute son histoire.

Ma vision personnelle est nettement plus positive et je crois qu’il est tout à fait possible de surmonter les problèmes rencontrés actuellement par l’Union. Un exemple en est le compromis sur les perspectives financières auquel nous sommes parvenus en décembre. La directive sur les services est sur le point d’aboutir, bien que certains aient été pessimistes à son sujet. L’Union est capable de prendre des décisions importantes, mais le processus décisionnel devrait être plus rapide et plus déterminé et il faudrait plus de volonté politique. J’ose promettre que la Finlande s’appliquera sérieusement à ces questions pendant sa Présidence.

Pendant sa Présidence, la Finlande aura véritablement la possibilité de se concentrer sur le renforcement de l’action de l’Union, car loin de partir d‘une situation où il nous faut régler coûte que coûte les dossiers qui ont pris du retard, nous pouvons au contraire concentrer notre effort sur des questions d’une importance vitale pour l’avenir de l’Europe à long terme. Il est aussi grand temps de réfléchir à l’Union que nous voudrons dans dix, voire vingt ans – et comment y parvenir.

Le monde qui entoure l’UE progresse à vive allure, il n’attend pas et il ne nous laissera pas égaliser le handicap si nous autres dans l’Union avons peur des changements. Le monde n’attend pas non plus que nous les Européens trouvions le temps de mettre de l’ordre dans nos règles de décision. Au contraire, la cadence des changements au niveau mondial ne fait que s’accélérer et si nous n’y prenons garde, nous risquons d’accuser un retard de plus en plus profond. Ce serait avant tout catastrophique pour l’avenir de nos enfants, des générations à venir. Pour leur bien, il est indispensable que l’Europe tourne son regard vers l’extérieur, rejoigne le reste du monde et assume les changements que cela implique.

La Finlande a pour objectif d’amener l’Union à regarder vers l’avenir et à participer au changement du monde – de préférence au premier rang, à la tête du développement. Une Union confiante et décidée serait tout à fait capable d’occuper cette place à l’avenir. La Finlande a pour objectif une Nouvelle Europe qui ne serait pas divisée en anciens ou nouveaux Etats membres, mais qui serait forte d’une autre façon en termes économiques, de relations extérieures et de sécurité.

Monsieur le Président,

L’Union européenne est une communauté de valeurs qui existe pour le bien des individus. C’est pourquoi son fonctionnement doit puiser son autorité dans les populations, en d’autres termes il doit être légitime. Actuellement, le problème même de l’Union est que sa légitimité a connu une nette dépréciation aux yeux de ses citoyens qui ne voient plus en quoi l’Union leur serait utile.

Autre problème majeur de l’Union : son efficacité qui laisse parfois à désirer, notamment la difficulté de son processus décisionnel. En résumé, on peut dire que les problèmes essentiels de l’Union résident précisément dans sa faible légitimité et son inefficacité décisionnelle, ce qui conduit à un manque de résultats visibles et sensibles. Pendant sa Présidence, la Finlande s’efforcera d’agir sur ces deux points problématiques.

A mon sens, nous devons nous atteler à ces problèmes parallèlement, car ils ont fini par former avec le temps une sorte de cercle vicieux qu’il nous faut à présent briser.

Pour simplifier, ce cercle vicieux pourrait être décrit comme suit : les citoyens ne jugent pas l’Union nécessaire parce qu’ils estiment qu’elle ne génère pas de résultats utiles pour leur vie, d’où la faible popularité de l’Union, sa baisse de sa légitimité et les demandes redoublées pour que les gouvernements nationaux défendent à Bruxelles plus fermement les intérêts de leur propre pays.

Dans ces conditions, les dirigeants des Etats membres n’ont pas été désireux de prendre des initiatives suffisamment courageuses pour l’avenir de l’Union, parce que cela impliquerait des compromis jurant avec les positions nationales. Le manque d’initiatives courageuses conduit à une incapacité de l’Union à générer des résultats et à une situation où les citoyens ne voient pas, par voie de conséquence, en quoi l’Union peut apporter quelque chose de concret dans leur existence.

La description du cercle vicieux que je viens de donner n’est pas une image fidèle de la situation actuelle, mais plutôt une grossière simplification de la réalité. Je suis parfaitement conscient du fait que les citoyens craignent, avant tout, la concurrence mondiale et que plusieurs des problèmes actuels de l’Union sont à rechercher dans ce phénomène. Mais ma description a voulu montrer qu’il nous faut résoudre simultanément plusieurs problèmes partiellement interconnectés. Je considère que pour briser ce cercle vicieux, le mieux serait d’arriver à rendre plus efficace les mécanismes de fonctionnement de l’Union. Ceci est parfaitement possible sur la base des traités actuels, et si suffisamment de volonté politique il y a, il ne sera pas nécessaire d’attendre un nouveau traité constitutionnel. Lorsque l’Union devenue plus efficiente produira des résultats, sa légitimité s’en trouvera améliorée et, par là même, les conditions nécessaires à un retour à l’examen de la réforme constitutionnelle restée en suspens.

L’Union trouve sa justification fondamentale, sa raison d’être, dans la préservation de la paix, de la stabilité et du bien-être en Europe. Ceci peut sonner comme un cliché, mais il me faut le dire une fois de plus, parce que cette question si essentielle n’a rien perdu de son actualité. La visite que j’ai effectuée en Croatie il y a quelques semaines me l’a bien rappelé. Là-bas, la guerre est encore toute fraîche dans les mémoires et les gens déclarent carrément qu’ils veulent entrer dans l’Union pour être sûrs que ni eux ni leurs enfants n’auront plus jamais à subir les épreuves de la guerre. Dans les Balkans occidentaux, le désir de paix et de stabilité n’est pas un cliché et n’a rien de déshonorant. La stabilité des Balkans occidentaux  passe par l’Europe.

Le paradoxe est que la paix et la stabilité sont perçues comme des évidences et il s’ensuit qu’on n’accorde pas d’importance la mission de celui qui en est le garant. C’est pourquoi l’Union doit être en mesure de prouver par d’autres moyens son utilité à ces citoyens.

C’est par un travail législatif efficace et une gestion aussi efficace de ses autres missions ordinaires que l’Union prouvera son utilité. C’est ce que nous pouvons et devons même faire dès à présent sur la base des traités actuellement en vigueur. L’Europe ne peut se permettre d’attendre de savoir le sort qui sera réservé au traité constitutionnel. Elle doit, au contraire, prendre sans attendre les mesures pour fonctionner plus efficacement. L’Union doit prouver qu’elle est capable d’œuvrer pour l’avenir des individus et faire autre chose que de se quereller sur des questions institutionnelles.

L’UE doit se concentrer sur l’essentiel et le faire avec efficacité. Ceci signifie une action produisant de la valeur ajoutée par rapport à ce que serait l’action des Etats membres agissant séparément.

L’Union ne doit pas s’ingérer dans les domaines faisant l’objet de décisions relèvant, en vertu du principe de subsidiarité, de la compétence des Etats membres ou des régions. Les Etats membres doivent par ailleurs défendre solidairement, auprès de leurs populations respectives, les décisions prises communément et ne pas faire de l’Union un bouc émissaire.

Monsieur le Président,

Le gouvernement a eu l’occasion de présenter à plusieurs reprises, pendant les phases préparatoires, au Parlement finlandais les projets et les grandes lignes de la Présidence finlandaise. Le programme annuel mis au point en collaboration avec l’Autriche et publié en décembre dernier, fixe le cadre d’action de notre Présidence. Les priorités politiques générales du gouvernement finlandais ont été précisées dans le document présenté au Parlement finlandais le 2 septembre 2005 dans la perspective de la prochaine Présidence finlandaise. Le détail par secteur des différents programmes figure dans l’agenda de la Présidence mis plusieurs fois à jour. Sa dernière mouture a été présentée au Parlement le 24 mai dernier.

Ce dernier agenda détaillé et portant sur tous les secteurs est toujours valide. Loin de tenter, ici, d’examiner tout ce qui peut relever des différents domaines de l’Union, je me concentrerai plutôt sur quelques priorités particulièrement importante. Si tel ou tel domaine ou dossier spécifique sont ignorés ici, cela ne signifie nullement qu’ils seraient de moindre importance ni que le maximum d’attention ne leur serait accordé. Tout au contraire, le gouvernement considère que toutes les questions inscrites à l’ordre du jour de l’Union doivent être bien gérées, avec autant d’énergie que d’efficacité.

Nous nous sommes préparés à gérer ces dossiers en étroite collaboration avec l’Autriche et, pendant notre Présidence, nous continuerons aussi ce travail en étroite collaboration avec l’Allemagne. Ce genre de collaboration est indispensable pour assurer que le déroulement efficace de l’examen des affaires, l’essentiel étant que les questions soient bien gérées, plutôt que de tenter de gagner des points en voulant coûte que coûte faire aboutir quelque question pendant notre Présidence. L’Autriche a préparé des dossiers qui seront menés à bien pendant notre Présidence et nous effectuerons nous-même un travail de base qui servira aux présidences suivantes.

La collaboration étroite que je viens de mentionner avec les présidences précédente et suivante de l’Union au nom de la continuité, n’est pas incompatible avec le fait d’avoir, en notre qualité de pays président, des priorités que nous avons à cœur et sur lesquelles nous entendons porter un effort particulier. Nous exposons ouvertement nos priorités et ces deux approches se veulent complémentaires.

Monsieur le Président,

Dans ce discours, les priorités fixées par la Finlande ne sont pas classées dans un ordre d’importance, mais qui se veut à mon sens logique.

Notre première priorité est d’ordre général, elle concerne l’avenir de l’Union, qu’il s’agisse du sort du traité constitutionnel ou du débat sur l’élargissement. Vendredi dernier, le Conseil européen a décidé, en conformité avec les objectifs de la Finlande, que pour ce qui est du traité constitutionnel, on passerait de la phase de pure réflexion à l’obtention de résultats concrets et à la mise en œuvre des projets. Cette double approche est la bonne : d’une part renforcer l’action dans le cadre des traités actuels en mettant fin à une pause de réflexion passive concernant le traité constitutionnel, d’autre part entamer une nouvelle réflexion sur les suites à donner à ce dossier. La Finlande se mettra pour ce faire à la tâche pendant sa Présidence.

L’Union aura vite besoin de se doter de nouvelles règles pour agir à l’avenir avec efficacité et en toute légitimité. J’espère que le Parlement finlandais se prononcera sur la ratification du traité constitutionnel pendant notre Présidence.

L’élargissement constituera de toute évidence l’une des questions essentielles de la Présidence finlandaise. La Finlande part de l’idée que l’élargissement de l’Union a été une réussite. Politiquement et moralement, il est toujours allé de soi que les Etats ayant rejoint l’Union le 1er Mai 2004 étaient tous des pays européens dont l’adhésion coulait de source. Par ailleurs, un rapport de la Commission publié ce printemps indique que cet élargissement, le plus grand de l’histoire de l’Union, fut aussi une décision économiquement réussie. Tout le monde, que ce soient les nouveaux ou les anciens membres de l’Union, ont profité de cet élargissement.

Je me félicite de ce que le Conseil européen n’ait pas modifié, la semaine dernière, les critères d’adhésion convenus à Copenhague en 1993. Je suis du ferme avis qu’il reste attaché à ces engagements. Il ne faut pas ajouter de nouveaux critères d’adhésion pour les candidats actuels ou futurs et rester attacher aux critères existants. Les règles doivent être les mêmes pour tous et chaque pays candidat doit être considéré en fonction de ses propres mérites.

Les négociations avec la Turquie et la Croatie et la situation dans les Balkans occidentaux nous occuperont beaucoup pendant cette Présidence. Le calendrier d’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie devra être décidé au cours de cet automne.

Le Conseil européen a décidé d’aborder en décembre 2006, à la fin de la Présidence finlandaise, tous les aspects des élargissements futurs. La Finlande vise à parvenir, à cette occasion, à un nouveau consensus sur l’élargissement. Nous partons du principe qu’il faudra à l’avenir poursuivre le développement de l’Union dans le sens de la plus grande unité possible. Certes, une coopération plus étroite entre certains groupements de pays est possible et peut même s’avérer parfois indispensable. L’important, c’est de ne pas créer intentionnellement, au sein de l’Union, deux ou plusieurs castes de pays. A l’avenir, tous les Etats membres doivent restés sur un pied d’égalité.

Deuxième domaine particulièrement important pour la Présidence finlandaise : la compétitivité de l’Union et de ses Etats membres et leur réussite face à la concurrence mondiale. Pour la Finlande, la question est aussi bien nationale que liée à la Présidence et elle figure dans les deux cas en tête de liste des tâches à entreprendre. Bien que chaque pays connaisse à cet égard une situation spécifique, je considère que la Finlande a ici, à la lumière de ses propres expériences, quelque chose à apporter à l’Union.

Pendant sa Présidence, la Finlande portera l’effort sur les questions relatives à la compétitivité devant être examinées dans les différentes configurations du Conseil. La question essentielle est de savoir sur quelles bases l’Europe peut faire reposer sa croissance économique. La réponse de la Finlande est que la croissance est notamment ancrée dans l’innovation, les options énergétiques, la qualité et la productivité du travail, la transparence du commerce mondial, l’immigration et une couverture sociale qui fonctionne.

Cependant, l’Union ne saurait prendre en charge qu’une partie des problèmes. Parmi les projets spécifiques, je citerai à titre d’exemple le Septième programme-cadre sur la recherche et le Règlement sur les produits chimiques. La responsabilité principale en incombe aux Etats membres et c’est à eux de l’endosser. Ils sont tout autant responsables de l’amélioration de la compétitivité commune.

La compétitivité européenne et la politique d’innovation qui va étroitement de pair constitueront le thème principal du Sommet informel des chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunira à Lahti en octobre prochain. A Lahti seront également évoquées les relations extérieures en matière d’énergétique. Le président russe Vladimir Poutine a été convié au dîner qui suivra ce sommet.  L’occasion y sera donnée au président russe et aux dirigeants des pays de l’UE de s’entretenir librement.

J’ai déjà souligné à plusieurs reprises que l’objectif du gouvernement n’était pas de briguer la compétitivité à tout prix, sans aucun égard pour les conséquences. Nous devons continuellement garder à l’esprit les droits des membres les plus défavorisés de la société et notre environnement commun. En Europe, il n’existe pas de modèle social unique, et il n’y a pas lieu de tenter d’en créer non plus. Il n’empêche que les pays de l’UE affichent, comparés au reste du monde, une attitude similaire envers les secteurs doux mentionnés plus haut, la protection sociale et le développement durable. L’homme n’est pas totalement maître de son propre sort et il a aussi besoin d’être soutenu au cours des différentes phases de sa vie. Cette approche européenne orientée vers l’Etat providence suscite un intérêt certain hors d’Europe, à la différence par exemple de l’approche américaine ou asiatique. Cette combinaison – une Europe économiquement compétitive et socialement forte – restera à l’avenir un atout auquel nous devons rester attachés. C’est notre modèle européen.

Pour que le souci de compétitivité et les changements sociaux restent dans les limites du raisonnable aux yeux des individus, il faut aussi songer à leur sécurité. C’est pourquoi il faut rechercher sur le marché du travail des modèles opérationnels associant raisonnablement, pour les individus, flexibilité, compétitivité et sécurité. Si nous échouons, le risque est réel que les gens se retournent contre l’Union. Sur ce point, nous autres pays nordiques avons quelque chose à apporter à l’Union.

Avant le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de Lahti, nous organiserons un sommet social tripartite extraordinaire, où nous aurons la possibilité de présenter le système finlandais.

En matière environnementale, nos priorités sont le changement climatique et la protection de la mer Baltique.

La troisième priorité de la Présidence finlandaise concerne les relations extérieures de l’Union. Celles-ci sont liées à l’économie, car les actions extérieures de l’Union reposent sur sa puissance économique. Etre un  partenaire intéressant et attractif confère autorité.

L’UE est devenue un acteur mondial qui ne saurait se ménager une pause de réflexion dans ses actions extérieures. L’UE participe politiquement et économiquement au renforcement de la paix et de la stabilité sur propre continent et ailleurs. L’Union participe par des moyens civils et militaires à la gestion des crises et des conflits. Ses citoyens attendent qu’elle soit également active en dehors de ses frontières et qu’elle fasse montre de fermeté et de leadership dans le règlement des questions internationales.

Pendant la Présidence finlandaise, l’UE consolidera son rôle international et conférera plus de cohérence à ses actions. L’Union dispose, par rapport à de nombreux autres acteurs internationaux, d’un vaste éventail d’outils. Ceux-ci doivent être utilisés de manière homogène. L’Union saura faire entendre sa voix dans le monde si elle parle à l’unisson.

Nous poursuivrons le développement des capacités de gestion des crises de l’Union. Durant notre Présidence, nous devons être en mesure de confirmer que la force de réaction rapide sera entièrement opérationnelle dès le début de 2007. Nous poursuivrons le travail de conciliation de la gestion des crises civiles et militaires. L’UE fait œuvre de pionnier dans le développement d’un système complet de gestion des crises tenant compte des besoins sécuritaires des personnes. Là encore, l’UE montre la voie.

Les relations de l’UE avec notre voisin le plus important, la Russie, tout comme la Dimension septentrionale, figurent au nombre des priorités de la Présidence finlandaise. Nous sommes convaincus que nous avons quelque chose à donner pour améliorer les relations entre l’UE et la Russie. Celles-ci ne pouvant se limiter au commerce et à l’énergie, l’objectif est un vaste partenariat au sein duquel nous pouvons combiner les valeurs européennes et les intérêts mondiaux. Notre but est d’arriver à ancrer la Russie de plus en plus étroitement dans la coopération européenne. Il faut pour cela accroître l’interaction entre les pays de l’UE et la Russie, les échanges d’étudiants et la coopération culturelle.

Nous devrions rénover les fondements des relations entre l’UE et la Russie et mettre en place un cadre d’accords de plus longue haleine. C’est un point qui sera discuté pendant la Présidence finlandaise. L’idée est de dégager à ce propos un consensus permettant d’amorcer les pourparlers avant la fin de cette année. En ce qui concerne la Dimension septentrionale, nous avons déjà si bien progressé qu’un nouvel accord politique cadre sera signé au cours de l’automne. Cet accord permettra à l’UE, à la Russie, à la Norvège et à l’Islande, de travailler sur un pied d’égalité autour de questions ayant trait à cette région septentrionale du globe.

Dans les relations extérieures, nous porterons également une attention toute particulière aux relations transatlantiques et à l’Asie. Le Sommet Asie-Europe (ASEM) organisé en septembre est la  plus grande réunion internationale jamais organisée en Finlande.

Quatrièmement, je mentionnerai l’amélioration de la situation juridique des citoyens et le renforcement du système juridique international. L’évaluation du Programme de la Haye sera pour nous l’occasion de procéder à une analyse politique approfondie du volet Justice et affaires intérieures.

Les citoyens attendent de l’Union européenne des actions efficaces pour lutter contre la criminalité internationale, le trafic humain et le terrorisme. La Finlande tentera, durant sa Présidence, d’identifier ce qui peut être fait pour améliorer le processus décisionnel en matière de coopération judiciaire et policière. Les possibilités offertes par le Traité de Nice pour ce qui est du recours à la majorité qualifiée amélioreraient significativement l’efficacité des décisions.

Le cinquième et dernier domaine que je souhaite particulièrement souligner ici est la transparence et l‘efficacité de nos modes de fonctionnement. La transparence sera accrue sur la base des décisions prises la semaine dernière par le Conseil européen en vertu de laquelle toutes les délibérations du Conseil relevant de la procédure de codécision seront en principe rendues publiques. La Finlande qui a constamment insisté sur le besoin de transparence ne peut que se réjouir de cette décision. Je crois aussi qu’une plus grande transparence contribuera à gagner la confiance des citoyens et permettra de renforcer la légitimité de l’Union. Nous devrons faire preuve ici de bon sens et la transparence en matière législative n’empêchera pas les ministres de tenir au besoin des réunions sous le sceau de la confidentialité.

La Finlande œuvrera  à une meilleure réglementation, c’est-à-dire à la qualité de la législation et à la prise en compte des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Nous agirons en étroite collaboration avec la Commission pour arriver à une législation dont la préparation aura tenu compte de toutes ses implications et plus généralement de la réelle nécessité des projets législatifs au niveau de l’UE.

Monsieur le Président,

J’espère que la coopération du gouvernement avec le Parlement se poursuivra d’une manière aussi exemplaire qu’elle ne l’a été jusqu’à présent sous ce cabinet et à l’instar de ce qu’elle fut sous la précédente Présidence finlandaise en 1999. La réussite de cette Présidence-ci est pour la Finlande une chose importante aux prolongements qui vont bien au-delà de l’année en cours. En ce sens, nous sommes tous, gouvernement et opposition, dans la même barque.

C’est confiant que le gouvernement s’apprête à prendre la direction de l’Union européenne pour les six prochains mois. Après mûre réflexion, nous avons  fixé des priorités par lesquelles il nous semble avoir quelque chose à donner à l’Union.

Durant sa Présidence, la Finlande guidera l’Union dans la voie d’une Nouvelle Europe économiquement et politiquement plus forte et offrant en même temps une meilleure sécurité.

Finland’s EU Presidency : Austria and Finland boost Competitiveness of EU Biotech in 2006 EU Presidencies meeting

Press release, Competitiveness (Internal market, Industry and Research)

20 Jun 2006, 16:43 en fi

Press release of the 2006       EMBARGO AT 4.00 PM, 20 JUNE 2006 
EU Presidencies
Austria and Finland  

Austria and Finland boost Competitiveness of EU Biotech in 2006 EU Presidencies meeting

EU Biotechnology Policy Round Table was co-organized today 20 June in Helsinki, Finland by the 2006 EU Presidencies Austria and Finland. It was the fourth in a series and brought together some 150 competent biotech competitiveness authorities from EU Member States, the European Commission and industry representatives.

Biotech is a core part of the knowledge based economy vision pictured by the EU Lisbon strategy for growth and jobs. Challenges such as global climate change and aging increase demands for biotechnology applications to deliver efficient and sustainable solutions in the near future.

The implementation of The Life Sciences and Biotechnology – a strategy for Europe adopted by the European Commission in 2002 is advancing. However, global competitors are moving ahead with high speed. It is still very hard for EU biotech companies to raise risk capital to finance expensive R&D efforts. The development of the regulatory system has progressed unevenly and with national differences. It is difficult to inform citizens interested in biosafety and biosecurity in understandable language about the many applications offered by modern biotechnology and about the scientific methods followed in approving products for the internal market.

The Round Table called for wider co-ordination in different policy fields in Member States and in the European Commission in order to ensure that individual measures together form a coherent policy. The policy should be compatible with the vision for development of a competitive biotechnology in the EU with a rich variety of applications to benefit the society and the economy. Different types of incentives are needed in order to increase sustainable use of renewable biomass in different applications.

Simultaneously, enhanced demand for products and processes based on advanced knowledge and increasing value-added should be promoted. Short term market price signals for e.g. energy use of biomass driven by different policy measures such as emission trading can fundamentally distort needed long-term investment planning by industry. The regulatory system has to be improved for better predictability and a culture for venture capital activities in biotech has to be nurtured.

– More attention should be paid to promoting interest in and demand for biotech processes and products amongst different users and consumers in tandem with technology development. We have gained a lot of experience in Finland e.g. on integrated raw-material use also based on biotech processes, noted Ms Paula Nybergh, Director General for Technology Policy of  the Ministry of Trade and Industry in Finland, who chaired the concluding session looking at next steps in EU Biotech strategy. – Also, benefits would follow in medical applications of biotechnology, an area that  has been a priority in R&D investment, from closer integration of user interests or the entire health care system into technology development, she said

Michael Losch, Director General for Economic Policy in the Federal Ministry for Economics and Labour, in his morning statement stressed the problems arising from Europe’s Biotechnology being not as mature as in competing countries. – We encounter a severe lack of finance at some stages along the life cycle of the enterprises. Viable solutions for enhancing the attractiveness of firms for investors are to be sought as well as forms of good governance in leveraging private money through the use of public money.

For further information please contact
Chief Counsellor Pekka Lindroos, Ministry of Trade and Industry, Finland, +358 1606 3597 or +358 50 413 5522
Dipl.-Ing. Peter Schintlmeister, Federal Ministry for Economics and Labour, Austria, +43 699 19 24 57 21
Communications officer Satu Ikäheimo, Ministry of Trade and Industry, Finland, +358 9 1606 3577 or +358 50 431 6519

Vuoden 2006 EU-puheenjohtajavaltioiden       JULKAISUVAPAA 20.6.2006 KLO 16.00
Itävallan ja Suomen yhteistiedote

Itävalta ja Suomi vauhdittivat EU:n bioteknologian kilpailukykyä vuoden 2006 EU-puheenjohtajamaiden yhteiskokouksessa

EU:n bioteknologiapolitiikan pyöreän pöydän keskustelu käytiin tänään 20.6.2006 Marina Congress Centerissä, Helsingissä. Vuoden 2006 EU-puheenjohtajavaltioiden, Itävallan ja Suomen, yhdessä järjestämä kokous oli järjestyksessään neljäs EU:n virkamiesten ja alan yritysten yhteinen EU:n bioteknologian kilpailukykyyn keskittynyt tapahtuma. 

Bioteknologia kuuluu niihin korkean osaamisen alueisiin, joihin EU:n kilpailukykyä koskeva Lissabonin kasvun ja työllisyyden strategia perustuu. Ilmastomuutoksen ja ikääntymisen kaltaiset haasteet lisäävät odotuksia nykyaikaisen bioteknologian eri sovellusten tarjoamista tehokkaista ja kestävistä ratkaisuista jo lähitulevaisuudessa.

Komission vuonna 2002 hyväksymän bioteknologian kilpailukykyä koskevan strategian toteutus etenee, mutta globaalit kilpailijat menevät kovaa edellä. EU:n bioalan yritysten riskirahoituksen saaminen kalliiseen t&k-toimintaansa on edelleen vaikeaa. Säädösympäristön kehittäminen on edennyt verkkaan ja sen soveltamisessa on kansallisia eroja. Turvallisuudesta kiinnostuneille kansalaisille ei ole helppoa kertoa selkokielellä bioteknologian monista sovelluksista ja niistä tieteellisistä menetelmistä, joilla tuotteet hyväksytään sisämarkkinoille. 

Kokouksessa peräänkuulutettiin laaja-alaisempaa valmistelua sen varmistamiseksi, että eri hallinnonaloilla ja komission pääosastoilla kehiteltävät toimenpiteet sopisivat paremmin yhteen. Toimenpiteiden tulisi yhdessä tukea sellaista visiota, jossa bioteknologian sovelluksia hyödynnetään laajalti koko EU:ssa niin yhteiskunnassa ja taloudessa.  Tarvitaan erilaisia kannustimia, jotta biomassaa käytettäisiin lisääntyvästi eri tarkoituksiin kestävän kehityksen periaatteiden mukaisesti. Samalla tulee edistää korkeamman osaamisen ja jalostusasteen tuotteiden kysyntää. Politiikan toimenpiteet, jotka johtavat tempoileviin markkinasignaaleihin, kuten päästökauppa biomassan energiakäytössä, voivat ratkaisevasti haitata teollisuuden tarvittavien pitkäjänteisten investointien suunnitelmia. EU:n säädösympäristöä täytyy kehittää paremman ennakoitavuuden takaamiseksi ja bioteknologian alalla on syytä tukea riskirahoituskulttuurin syntyä.

– Suomessa on runsaasti kokemusta integroidusta raaka-aineen käytöstä myös modernin bioteknologian prosessien avulla. Bioteknologian menetelmien ja tuotteiden kysynnän edistämiseen ja käyttäjien toiveisiin tuleekin kiinnittää enemmän huomiota teknologian kehittämisen ohella, totesi ylijohtaja Paula Nybergh Suomen kauppa- ja teollisuusministeriöstä. Nybergh johti EU:n biostrategian kehittämistä käsitellyttä keskustelua. – Myös bioteknologian lääketieteellisten sovellusten kehittämiseen, johon pääosa t&k-panoksesta on mennyt, on syytä jatkossa kytkeä kiinteämmin mukaan käyttäjäintressi eli koko terveydenhoidon järjestelmä.

Itävallan talous- ja työministeriön osastopäällikkö Michael Losch alleviivasi päivän avanneessa puheenvuorossaan EU:n kilpailukykyyn liittyvien ongelmien johtuvan alan nuoruudesta kilpailijamaihin verrattuna. – Yritykset kohtaavat vakavan rahoitusongelman jossain elinkaarensa vaiheessa. Meidän täytyy etsiä toimivia ratkaisuja näiden yritysten kiinnostavuuden lisäämiseksi sijoittajien silmissä samoin kuin malleja sekä yksityisen rahan saamiseksi liikkeelle käyttäen julkista rahaa.

Lisätiedotkaupallinen neuvos Pekka Lindroos, KTM, p. (09) 1606 3597 tai 050 413 5522tiedottaja Satu Ikäheimo, KTM, puh. (09) 1606 3577 tai 050 431 6519

DI Peter Schintlmeister, Itävallan talous- ja työministeriö, puh. + 43 699 19 245 721

Finland’s EU Presidency : Towards a new generation of environmental policy

Pendant la présidence finlandaise de l’UE, une réunion informelle des ministres de l’environnement aura lieu les 15 et 16 juillet 2006 à Turku sous la direction de Jan-Erik Enestam, ministre finlandais de l’environnement. Le thème principal de la réunion portera sur la nouvelle génération de politique de l’environnement et le thème secondaire, sur la protection de la mer Baltique.

La Finlande souhaite ouvrir la discussion sur l’orientation future de la politique environnementale de l’UE. L’objectif des ministres de l’environnement est d’envisager la façon de passer le plus rapidement possible à une société éco-efficace. Les ministres évalueront également les nouvelles initiatives relatives à la prise de décision de l’UE sur les questions environnementales. Pour lancer la discussion, le ministère finlandais de l’environnement a rédigé un document de réflexion intitulé ”Towards a new generation of environmental policy”.

Stavros Dimas, commissaire européen pour l’environnement, Jacqueline McGlade, directeur exécutif de l’Agence européenne pour l’environnement, et Bob Watson, conseiller scientifique de la Banque mondiale, présenteront le thème de la discussion ministérielle. Au cours du déjeuner, Elliot Diringer, du Pew Center, parlera du rôle des Etats-Unis dans le développement de la politique climatique internationale.

Stavros Dimas, commissaire européen pour l’environnement, Jacqueline McGlade, directeur exécutif de l’Agence européenne pour l’environnement, et Robert Watson, conseiller scientifique de la Banque mondiale, présenteront le thème de la discussion ministérielle sur la nouvelle génération de politique de l’envirronnement. Au cours du déjeuner, Elliot Diringer, du Centre Pew sur les changements climatiques, parlera aux ministres des ”Efforts pour le climat au-delà de 2012”.

Les représentants des médias sont priés de s’inscrire pour obtenir leur accréditation avant le 7 juillet via le site Internet de la Présidence finlandaise de l’UE à l’adresse www.eu2006.fi. Le programme médias de la réunion de Turku y sera également disponible.

Pour plus d’information

M. Mauri Vieru
Attaché de communicationMinistre finlandais de l’environnementtél. +358 9 1603 9446

+358 40 5471 502

Mme Taina PieskiChef de la communicationMinistre finlandais de l’environnementtél. +358 9 1603 9615

+358 40 506 1173

Arrangements pour les médias

Mme Hanna Gorschelnik
Attachée de presse du secrétariat pour la Présidence finlandaise de l’UE
tél. +358 40823 0395

Finland’s EU Presidency : Prime Minister Matti Vanhanen at the Conference of Foreign Affairs Committee and Development Committee Chairpersons in Helsinki

Speech, General Affairs and External Relations, Justice and Home Affairs, Finland´s EU Presidency

28 Sep 2006, 12:00 en fr de

The Finnish EU Presidency – A Mid-Term Review (Check against delivery) Honourable Members of Parliament,Dear Friends, It is a great pleasure and an honour to be here among you today. The Finnish Parliament is my own political home, where I have worked since 1991. My parliamentary office is in this very same building, a few floors up. I feel that I am on familiar ground. Ladies and Gentlemen, Parliamentary accountability in EU affairs is a strong constitutional obligation – and living practice – in the Finnish political system. Parliamentary scrutiny is an inseparable part of all Finnish EU policy. Not an add-on, not a sideshow nor a going-through-the-motions ritual, but a meaningful discourse between government and parliament about the practical decisions to be made. This close scrutiny applies to all areas, including foreign and security policy, hence our close contacts with our Foreign Affairs Committee, ably chaired by MP Liisa Jaakonsaari, your host. For example, as Prime Minister, I have to appear in person at least 8 times a year before the Foreign Affairs Committee, before and after each European Council. Our Foreign Minister is an even more frequent visitor: he has to appear before and after each General Affairs and External Relations Council, at the very least. We have always felt that close parliamentary scrutiny is a strength for our EU policy. Taking account of Parliament’s views is an integral part of our policy-making process, from the early stages on. Therefore, as President of the European Council, I feel that I owe you a report on how our Presidency is progressing, what we have accomplished, and what remains to be done. Our Presidency reaches its midpoint in a few days, so this could be called a mid-term review of our EU Presidency. I feel privileged to have you as my distinguished audience for this review. * * * My first observation is that all Presidencies are shaped by unexpected events. Ours is no exception. No one had foreseen or planned for the crisis in Lebanon, but it was the first big test of our Presidency. I think that the EU performed well. First of all, we agreed on a firm, common EU position. This is a big contrast to the bitter divisions over the conflict in Iraq in 2003. I am not hiding the fact that there were real differences of opinion between member states about this more recent conflict too, for instance about the need to deal with Syria, the urgency and nature of the cease-fire or the degree of criticism aimed at Israel. But a solid common position was nevertheless forged, in a constructive manner, and EU member states played a decisive role in shaping the UN Security Council resolution, allowing for a robust UNIFIL operation to effectively end the conflict. And secondly, the EU was able to pledge a major military contribution to the reinforced UNIFIL-operation in Southern Lebanon. I have no hesitation in saying that the operation could not have been accomplished without the EU, its member states contributing the backbone of military forces on the ground. So I think that the EU has done well in Lebanon. I know it has been claimed on many previous occasions that Europe’s hour has finally come, all to no avail, but I still feel that the EU can now have a stronger role in the Middle East, in re-launching the peace process between Israel and Palestine, making progress with the roadmap. I have great respect for the role of the United States and its earlier attempts to find a permanent solution to the conflict between Israel and Palestine. At present its attention and resources are unfortunately preoccupied with Iraq – a conflict that seems to be much tougher and more prolonged than was commonly anticipated. The actual war ended three years ago, but there seems to be no end in sight to the bitter conflict still raging on the ground. It seems natural, perhaps even obvious, to conclude that, because of the unresolved conflict in Iraq, the United States will unfortunately, for the time being, be a passive player in efforts to settle the future of Palestine. Europe must step in. However, whatever the level of the American engagement, I think that the EU’s influence in the Middle-East has steadily grown and it has a real chance of exerting a decisive influence in the peace process. I think that both Israel and the Palestinian Authority realise that the EU, with its wide-ranging capabilities, has much to offer, be it in trade or aid. The EU is their number-one partner in peace. I am convinced that, as Europeans, we must recognise the fact that the region is in our immediate neighbourhood. We must engage with greater determination. Stabilising Southern Lebanon is only a first step that must be followed by measures encouraging both Israel and the Palestinian Authority to make further progress towards peace. The formation of a stable coalition government between Hamas and Fatah, with a firm commitment to the basic elements of the peace process – Israel’s right to existence, renunciation of violence, respecting agreements – and strong backing for President Abbas, are an essential basis for further progress. The EU is firmly resolved to help that government on the road to peace. * * * I know that you are debating crisis management at length during your meeting. This is a crucial topic and much more attention needs to be given to the question of how to combine civilian and military crisis management effectively. For a successful transition from conflict to reconstruction, strong civilian intervention is required early on. I am afraid that Afghanistan may be turning into a warning for future international operations, an example of how things can go wrong when military crisis management has not been accompanied by a sufficiently robust civilian effort. Although Nato deserves praise for including a civilian dimension in its operations in Afghanistan, in the form of Provincial Reconstruction Teams for instance, this civilian dimension has not been strong enough. After three years of crisis management, we now see ever growing signs that hostilities are actually worsening. We need to have a close look at what is happening in Afghanistan and learn the tough lessons. That is what you are doing here, today. * * * Ladies and Gentlemen, The European Union has the potential – in terms of population, output, wealth, trade, development aid – to be a leader in the world. However, the EU consistently punches below its weight. The influence it has on international affairs is clearly not commensurate with its underlying capabilities. The efficient management of external relations is a real challenge for the EU. The EU needs to derive greater strength from greater unity. The paradox is that the EU is uniquely equipped as a comprehensive international actor: its policy arsenal includes both civilian and military instruments, and its policies – be it on trade, agriculture or competition – carry real weight in the world. The EU has great potential. It needs to use this potential to the full. The EU’s effectiveness is clearly diminished by the fact that its foreign policy is divided into two distinct spheres – Community external relations, which actually has very good resources at its disposal, and inter-governmental cooperation on foreign policy issues. We need to find ways to combine these Community resources with our foreign policy objectives. The function of the High Representative, Javier Solana, is a good example of how a more unified mode of operation can bring substantial benefits and cohesion to the EU’s effectiveness on the international stage. We need to go further. The Constitutional Treaty contains many improvements to the management of the Union’s external relations – the most striking being the creation of a Union Minister for Foreign Affairs and the fusion of Community external relations and the common foreign and security policy into a single framework, under a single operating framework. Unfortunately, The Constitutional Treaty is not yet in place. However, this does not mean that nothing can be done to improve the Union’s external cohesion and effectiveness. That is our position, and the Finnish EU Presidency has been actively pursuing this goal and is seeking practical measures that will improve management of the Union’s external relations. For instance, we organised the first ever High-Level External Relations Meeting a few weeks ago, just before the ASEM Summit. The idea is to have the Commission, the Presidency and the High Representative around the same table to discuss and agree on horizontal objectives for the EU at the third-country summits held during a Presidency, and to discuss overall challenges for the Union’s external action. The Finnish Presidency alone is chairing six third-country summits, with key partners like Korea, China, India, the Ukraine, Russia and Canada. At our coordination meeting on 9 September, we agreed for instance that energy needs to feature prominently at all our meetings with these external partners. We also agreed that we should give more attention to India in our external relations. India is a rapidly rising economic and political power, which is sometimes overshadowed by China in terms of focus and attention. We also had a lessons-learned discussion about the conflict in Lebanon. This coordination meeting between the Union’s high-level troika is a fairly simple step, but much needed. It is a very practical way to improve the Union’s effectiveness. I must confess that I am amazed that this hasn’t been done before. This new practice is a useful legacy for the German Presidency. We have also instituted preparatory meetings between the Presidency, the Commission and the High Representative before all General Affairs and External Relations Councils. We have also made efforts for the better coordination of EU positions in international organisations and plan to have a discussion on best practices. These are all practical steps that actually work well. I think that the EU needs to make the most of all its resources and this requires better coordination along the lines that we have been pursuing. We will report to the General Affairs and External Relations Council on these measures and make recommendations for future practice. Margaret Thatcher once said that the EU sometimes feels like a bus driven by the Marx Brothers. I think that Mrs Thatcher was being unfair, but we do need to work on more efficient coordination, with or without the Constitutional Treaty. * * * Dear Parliamentary Colleagues, I promised you a mid-term review, but I’m afraid my words should be taken with a pinch of salt. True, the Presidency has used up half of its time, three months, but all Presidencies, especially those in the second half of the year, are lopsided: there is a build-up that is designed to bear fruit at the end of the Presidency. Most of the things we set our minds on remain to be done. We have two summits ahead – an Informal European Council in Lahti in October and the December European Council in Brussels. The Informal European Council in Lahti, on 20 October, will be one of the main highlights of the Finnish EU Presidency – an informal meeting along the lines of Hampton Court, designed to build consensus and political will on a few key issues. The meeting in Lahti is about innovation and energy. On innovation, we need to recognise that economic growth in the EU, our very competitiveness in relation to the rest of the world, relies on innovation. Innovation receives the praise it deserves, but we need to move beyond declarations. The EU is not innovation-poor, but we have a real problem in transforming innovations into products, world-class companies, global market share and good jobs. The meeting in Lahti needs to focus on transforming our mind-set on innovation. The Lisbon strategy concentrates too heavily on indicators and resources – in reality, we need to understand that innovation relies above all on a good market environment that is conducive to innovation. Then we must boldly identify what policies need to be implemented to make the EU more innovation-friendly. If we get this market environment right, then the desired indicators will follow. This is what the meeting in Lahti is about. On energy, we plan to have a debate that will focus on the external aspects of our energy policy. How to make better use of our political contacts to strengthen the EU’s own energy objectives: openness, transfer, energy security. And above all, how best to link our neighbours – like Norway, Algeria and Russia – to the EU’s internal market on energy. The EU energy market works better if its main producers cooperate closely with it. EU leaders will also have a meeting with President Putin in Lahti. This will be a chance to discuss how to develop the strategic partnership between the EU and Russia. The aim of the Finnish Presidency is to agree this autumn on a negotiating mandate for a new and modern agreement with Russia that will replace the old Partnership and Cooperation Agreement (PCA). We want to hear how President Putin sees the development of Russia’s energy sector and the relationship between the EU and Russia in this field. I think that Russia and the EU complement each other – the EU is the major market for Russian energy and Russia is a natural supplier to the EU. However, Russia needs to be clear about the principles that govern its energy policy. Companies – Russian and foreign – need a level-playing field. The energy relationship between the EU and Russia needs to be built on openness, reciprocity and fair-play. A strong commitment to these principles would also encourage the foreign investment that is needed to develop the Russian energy sector. Initially, the Presidency had intended the meeting in Lahti to focus on these few key issues. However, we also need to react to other pressing needs and therefore we are also going to discuss illegal immigration, a pressing concern for many member states. We need to demonstrate solidarity with our southern member states in dealing with the problem. At the same time this is an important reminder of the importance of external action. We cannot look at the problem of illegal immigration purely as a matter of border security and immigration control. The real root cause of this problem is insufficient development. These migratory pressures are caused by a serious failure in development in Sub-Saharan Africa and other areas. We need to do more for Africa. We need to work harder on development. Building better fences is only a short-term solution. Ladies and Gentlemen, The December European Council will debate enlargement policy. This debate is called for in the Conclusions of the June European Council. One of the key phrases in this debate will be absorption capacity. We are all aware that the Union’s absorption capacity is a consideration, in addition to the Copenhagen criteria which set the objective conditions for membership. However, the Presidency strongly feels that this debate cannot and should not lead to further conditions being set for enlargement. We already have one reflection period, for the Constitution. It would be a huge set-back for Europe to launch another one for enlargement. In practice this would mean shutting the door in Croatia’s face, even though it is a deserving candidate. It is important to remember that enlargement is part of European reconstruction and renewal. For instance, countries in the Western Balkans have a strong European vocation that needs to be recognised by practical deeds. This area has a tragic past, still fresh in people’s minds. It is important that the European perspective for this area remains a tangible reality. The future of Kosovo remains undecided. Montenegro has just gained its independence. Serbia needs to find a new future with Europe. The Former Yugoslav Republic of Macedonia, Bosnia-Hercegovina and Albania are all natural European partners. The consequences of closing the door to these countries would be serious. We need to maintain a policy that keeps the EU open to countries that are willing and able. If we set further conditions – conditions internal to the EU that potential candidate countries cannot influence – we risk demoralising deserving candidates, for whom the prospect of EU membership, however distant, is a strong incentive to reform and live up to European standards. The current EU enlargement policy, based on objective criteria, is a success and I believe that Europe will benefit from carrying on with it. I hope that the December debate on enlargement will cement our common understanding on this policy and strengthen the consensus on enlargement. Ladies and Gentlemen, Opening accession negotiations with Turkey was a major achievement during the UK Presidency, less than a year ago. The Finnish Presidency is actively working to reach a solution which would enable direct trade between the EU and Northern Cyprus. Our aim is a solution that would also ensure that Turkey proceeds with the opening of ports to Cypriot vessels. A positive outcome would help us to avert difficulties with Turkey’s EU accession negotiations. We continue to hold intensive and constructive talks with the Republic of Cyprus and Turkey to see whether a solution can be found. The following weeks will be crucially important for these efforts as the European Commission has announced that it will issue its progress report on Turkey on 8 November. This brings me to my last point, which is that enlargement – and the European Union at large – is not really about geography but values. These values are the corner-stone of the Union. They may be neglected by close neighbours, like Belarus, but well respected by other partners like Ukraine. We have usually seen European values – democracy, the rule of law, human rights – as universal. An open EU is the best testimony of these values. Thank you. Présidence finlandaise de l’UE – Rapport à mi-parcours Mesdames et Messieurs les députés,Chers amis, C’est un grand plaisir et un grand honneur pour moi d’être parmi vous ici aujourd’hui. Ce Parlement finlandais est mon propre foyer politique et j’y travaille depuis 1991. Mon bureau de député se trouve dans cet immeuble même, quels étages au dessus. Je me sens en terre connue. Mesdames et messieurs, La responsabilité parlementaire dans les affaires de l’UE est à la fois une forte obligation constitutionnelle et une pratique vivante dans le système politique finlandais. Le contrôle parlementaire est un élément inséparable de toute la politique européenne de la Finlande. Ni un ajout, ni une attraction, ni un rituel machinal, mais un véritable échange entre le gouvernement et le parlement sur les décisions concrètes à prendre. Cet étroit contrôle s’applique à tous les domaines, affaires étrangères comme intérieures, il en dérive d’étroits contacts avec la Commission des Affaires étrangères présidée avec compétence par la député Liisa Jakonsaari, qui est notre hôte. Pour vous donner un exemple, en ma qualité de Premier ministre, je dois me présenter au moins 8 fois par an devant la Commission des Affaires étrangères, avant et après chaque Conseil européen. Notre ministre des Affaires étrangères est encore plus souvent sollicité dans ces murs. Il lui faut à tout le moins apparaître au Parlement avant et après chaque Conseil Affaires étrangères et Relations extérieures. Nous avons toujours eu le sentiment que c’était dans le contrôle étroit exercé par le Parlement que résidait la force de notre politique européenne. La prise en compte des vues exprimées par le Parlement fait intégralement partie, dès le début, de notre processus décisionnel politique. C’est pourquoi, en ma qualité de Président du Conseil européen, je me sens dans l’obligation de vous rendre compte de la manière dont notre Présidence de l’Union européenne progresse, de ce qui a été accompli et de ce qui reste à faire. Comme notre Présidence de l’UE arrivera dans quelques jours au milieu de son terme, cet exposé tiendra lieu de rapport à mi-parcours de notre action. C’est un privilège de le présenter devant une audience aussi distinguée. * * * Ma première observation sera celle-ci : toutes les présidences de l’Union européenne sont modelées par des événements impromptus. La nôtre n’aura pas fait exception. Qui aurait pu prévoir la crise du Liban ou même s’y préparer, et pourtant ce fut le premier grand test de notre Présidence. Je pense que l’UE s’est bien acquittée de sa tâche. Pour commencer, nous sommes tombés d’accord sur une position commune et ferme. Quel contraste avec les amères divisions qui furent les nôtres lors de la guerre d’Irak en 2003! Je ne cacherai pas que ce récent conflit a fait lui aussi apparaître de réelles divergences entre les États membres, par exemple sur l’opportunité de traiter avec la Syrie, sur l’urgence et la nature du cessez-le-feu ou encore sur le degré de criticisme à manifester à l’égard d’Israël. Mais nous sommes néanmoins parvenus à adopter une position commune, d’une manière constructive, et les États membres de l’UE ont joué une rôle décisif dans l’élaboration de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies permettant à une robuste opération de la FINUL de mettre efficacement fin au conflit. En second lieu, l’UE a été capable d’apporter une contribution militaire majeure au déploiement d’une FINUL renforcée au Liban Sud. C’est sans la moindre hésitation que je puis dire que cette opération n’aurait pu se concrétiser sans l’UE, dont les États membres ont fourni l’ossature des forces militaires engagées sur place. Tout cela m’incite à penser que l’UE a fait du bon travail au Liban. Je sais que dans le passé on a à maintes reprises vainement prétendu que l’heure avait enfin sonné pour l’Europe, j’ai quand même cette fois-ci le sentiment que l’UE peut à présent jouer un plus grand rôle au Moyen-Orient, en relançant le processus de paix entre Israël et la Palestine et en faisant progresser la feuille de route. J’ai un grand respect pour le rôle joué par les Etats-Unis et leurs efforts antérieurs pour apporter une solution permanente au conflit entre Israël et la Palestine. À l’heure actuelle, leur attention et leurs ressources sont malheureusement accaparées par l’Irak, un conflit qui paraît bien plus dur et prolongé qu’il n’avait été généralement anticipé. La guerre proprement dite a pris fin il y a trois ans, mais on ne voit pas la fin, semble-t-il, du conflit amer qui fait rage sur le terrain. Il semble naturel, peut-être même évident, de conclure qu’en raison du conflit irrésolu en Irak, les Etats-Unis joueront malheureusement, pour l’instant, un rôle passif dans les efforts visant à régler l’avenir de la Palestine. L’Europe doit entrer en scène. En tout cas et quel que soit le niveau d’engagement américain, je pense que l’influence de l’UE au Moyen-Orient ira progressivement croissante et qu’il existe une chance réelle d’avoir une influence décisive sur le processus de paix. Je pense qu’Israël et l’Autorité palestinienne réalisent que l’UE, avec ses larges capacités, a beaucoup à offrir, tant en termes de commerce que d’assistance. L’UE est leur premier partenaire dans la paix. Je suis convaincu que les Européens que nous sommes devons reconnaître le fait que cette région est située dans notre voisinage immédiat. Nous devons nous y engager avec plus grande détermination. La stabilisation du Liban Sud n’est qu’un premier pas qui doit être suivi de mesures susceptibles d’encourage Israël comme l’Autorité palestinienne à accomplir de nouveaux progrès dans la voie de la paix. La formation d’un gouvernement de coalition stable entre le Hamas et le Fatah, qui soit fermement attaché aux éléments fondamentaux du processus de paix – droit d’Israël à l’existence, renoncement à la violence, respect des accords – ajoutée à un puissant soutien au président Abbas sont la base essentielle de tout nouveau progrès. L’UE est fermement résolue à aider ce gouvernement dans la voie de la paix. * * * Je sais que vous allez débattre au cours de cette réunion de la gestion des crises. Il s’agit là d’un thème crucial et une bien plus grande attention doit être accordée à la façon de combiner efficacement gestion civile et gestion militaire des crises. Pour une transition réussie de conflit à reconstruction, une forte intervention civile est nécessaire dans la phase précoce. Je crains bien que l’Afghanistan ne nous serve d’avertissement pour les opérations internationales à venir, d’exemple de la façon dont les choses dégénérer quand la gestion militaire d’une crise n’est pas suffisamment accompagnée d’un solide effort civil. Bien que l’OTAN doit être félicitée pour avoir inclus une dimension civile dans ses opérations en Afghanistan, à travers par exemple les Équipes de reconstruction provinciales, force est de constater que cette dimension civile n’a pas été assez forte. Après trois années de gestion de la crise, les signes tendent à se multiplier d’un enveniment des hostilités. Nous devons examiner de près ce qui se passe en Afghanistan et en tirer les enseignements qui s’imposent. C’est ce que vous faites ici même aujourd’hui. * * * Mesdames et messieurs, En termes de population, de production, de richesse, de commerce et d’aide au développement, l’Union européenne a tout le potentiel d’un leader mondial. Mais les performances de l’UE restent systématiquement en deçà de son propre poids. L’influence qu’elle exerce dans les affaires internationales n’est manifestement pas proportionnelle à ses capacités sous-jacentes. La gestion efficiente des relations extérieures est un réel défi pour l’UE. L’Union a besoin d’une meilleure unité pour y gagner en force. Le paradoxe réside dans le fait que l’UE est dotée d’instruments uniques comme acteur international complet : son arsenal politique comporte des instruments tant civiles que militaires, et ses politiques, qu’il s’agisse de commerce, d’agriculture et de concurrence, pèsent réellement dans le monde. L’UE possède un vaste potentiel qu’elle doit pleinement utiliser. L’efficacité de l’UE est nettement diminuée par le fait que sa politique étrangère est divisée en deux sphères distinctes, celle des relations extérieures de la Communauté qui disposent de très bonnes ressources, et celle de la coopération intergouvernementales en matière de politique étrangère. Nous devons trouver les moyens de combiner les ressources de la Communauté avec les objectifs de politique étrangère. La fonction du Haut Représentant, Javier Solana, est un bel exemple de la façon dont un mode d’opération plus unifié peut apporter des avantages substantiels et de la cohésion à l’efficacité de l’UE sur la scène internationale. Mais il nous faut aller plus avant. Le Traité constitutionnel apporte de nombreuses améliorations à la gestion des relations extérieures de l’Union, la plus frappante étant la création de la fonction de ministre des Affaires étrangères de l’Union et la fusion des relations extérieures de la Communauté et de la politique étrangère et de sécurité commune en un même et seul cadre opérationnel. Malheureusement, le Traité constitutionnel n’est pas encore en place. Cela ne saurait signifier que rien ne peut être fait pour améliorer la cohésion et l’efficacité extérieures de l’Union. Telle est notre position et la Présidence finlandaise de l’UE a été active à poursuivre cet objectif et à rechercher des mesures pratiques susceptibles d’améliorer la gestion des relations extérieures de l’Union. C’est ainsi que nous avons organisé il y a quelques semaines, juste avant le sommet ASEM, une première Rencontre de haut niveau sur les relations extérieures. L’idée est de réunir la Commission, la Présidence et le Haut Représentant autour de la même table pour discuter et convenir d’objectifs horizontaux pour l’UE à l’occasion des sommets avec les pays tiers organisés pendant une Présidence et d’examiner les grands défis qui pèsent sur l’action extérieure de l’Union. La Présidence finlandaise organisent à elle seul six sommets avec les pays tiers, avec des partenaires clés comme la Corée, la Chine, l’Inde, l’Ukraine, la Russie et le Canada. Lors de notre réunion de coordination du 9 septembre dernier, nous avons par exemple décidé que les besoins énergétiques devraient figurer en bonne place dans l’agenda de toutes les réunions avec nos partenaires extérieurs. Nous avons également décidé d’accorder une plus grande attention à l’Inde dans nos relations extérieures. L’Inde est une puissance économique et politique en pleine ascension à laquelle la Chine a parfois fait écran comme centre d’intérêt. Nous avons eu aussi des discussions qui nous ont permis de tirer les leçons du conflit du Liban. Cette réunion de coordination de haut niveau de la troïka est un geste plutôt simple, mais très nécessaire. C’est une façon très pratique d’améliorer l’efficacité de l’Union. Je dois admettre avoir constaté avec étonnement que cela n’avait jamais été fait avant. Cette nouvelle pratique sera un legs utile à la Présidence allemande. Nous avons également institué des réunions préparatoires entre la Présidence, la Commission et le Haut Représentant avant touts les Conseils Affaires générales et Relations extérieures. Nous nous sommes également efforcés de mieux coordonner les positions de l’Union dans les organisations internationales et projetons d’avoir une discussion sur les meilleures pratiques. Ce sont des mesures pratiques qui fonctionnent toutes bien. Je pense que l’UE a besoin de tirer le meilleur de toutes ses ressources et cela demande une meilleure coordination en accord avec ce que nous poursuivons. Nous rapporterons ces mesures au Conseil Affaires générales et Relations extérieures et ferons des recommandations pour de nouvelles pratiques futures. Margaret Thatcher a dit un jour que l’UE faisant parfois penser à un bus conduit par les Marx Brothers. Je pense que Madame Thatcher a été quelque peu injuste, mais il reste que nous devons œuvrer à une coordination plus efficace, avec ou sans le Traité constitutionnel. * * * Chers collègues parlementaires, Je vous avais promis un rapport à mi-parcours, mais j’ai bien peur que ces mots doivent être pris quelque précaution. C’est un fait que notre Présidence a déjà épuisé la moitié de son temps, soit trois mois, mais il est aussi vrai que toutes les présidence, notamment celles qui tombent dans le second semestre, sont mal proportionnées : Tout l’édifice est destiné à porter des fruits en fin de présidence. La plupart des choses auxquelles nous nous sommes attelés restent à faire. Nous avons devant nous deux sommets : un Conseil européen informel à Lahti en octobre et un Conseil européen à Bruxelles en décembre. Le 20 octobre prochain, le Conseil européen informel de Lahti sera l’un des grands événements de la Présidence finlandaise de l’UE ; ce sommet informel s’inscrit dans le prolongement de Hampton Court et sa raison d’être est de dégager un consensus et une volonté politique sur quelques dossiers clés. Il sera question d’innovation et d’énergie à Lahti. Côté innovation, nous devons reconnaître que la croissance économique de l’UE, notre compétitivité essentielle par rapport au reste du monde, repose sur l’innovation. L’innovation est louangée comme il se doit, mais il faut aller au-delà des beaux discours. L’UE ne souffre pas d’un déficit d’innovation, notre véritable problème est celui de transformer les innovations en produits manufacturés, en entreprises d’envergure planétaire, en parts du marché mondial et en bons emplois. A Lahti, il est nécessaire de focaliser la réflexion sur la transformation de notre façon d’appréhender l’innovation. La Stratégie de Lisbonne insiste trop sur les indicateurs et les ressources, tandis que nous devons comprendre qu’en réalité l’innovation repose d’abord sur un environnement de marché propice à l’innovation. Ensuite, il nous faut identifier avec hardiesse les politiques devant être mises en œuvre pour faire de l’UE une région propice à l’innovation. Si nous arrivons à créer un environnement de marché répondant à cet objectif, les indicateurs désirés emboîteront le pas. C’est de cela dont il sera question à Lahti. Côté énergie, nous nous proposons d’avoir un débat centré sur la dimension extérieure de la politique énergétique. Comment faire meilleur usage de nos contacts politiques pour mieux servir les propres objectifs énergétiques de l’UE : transparence, transfert, sécurité énergétique. Mais avant tout, comment associer pour le mieux nos voisins, comme la Norvège, l’Algérie et la Russie, au marché intérieur européen de l’énergie. Le marché de l’énergie fonctionnera d’autant mieux dans l’UE que ses principaux producteurs coopéreront étroitement avec elle. Les dirigeants européens auront également une réunion avec le président Poutine à Lahti. Nous aurons alors l’opportunité d’examiner comment le partenariat stratégique peut être développé entre l’UE et la Russie. Le but de la Présidence finlandaise est d’arriver cet automne à un mandat pour négocier un nouvel accord moderne avec la Russie en remplacement de l’ancien Accord de Partenariat de Coopération (APC). Nous voulons entendre ce que le président Poutine a à dire du développement du secteur énergétique russe et des relations entre l’UE et la Russie dans ce domaine. Je pense que la Russie et l’UE se complètent – l’UE est un vaste débouché pour l’énergie russe et la Russie est un fournisseur naturel de l’UE. Cela étant, la Russie doit avoir des positions claires quant aux principes gouvernant sa politique énergétique. Les compagnies impliquées doivent être soumises à des conditions identiques de concurrence. Les rapports énergétiques entre l’UE et la Russie doivent se construire sur la transparence, la réciprocité et le fair-play. Un attachement ferme à ces principes serait aussi de nature à encourager les investissements étrangers nécessaires au développement du secteur énergétique russe. A l’origine, c’étaient là les quelques questions clés sur lesquelles la Présidence finlandais entendait focaliser la réflexion à Lahti. Il nous faut cependant répondre à d’autres besoins urgents et c’est pourquoi nous aborderons aussi la question de l’immigration illégale, qui inquiète de nombreux États membres. Nous devons manifester notre solidarité envers les États membres du sud de l’Union aux prises avec ce problème. Parallèlement, ce dossier nous rappelle toute l’importance de l’action extérieure. Nous ne saurions appréhender le problème de l’immigration illégale comme une simple affaire de sécurité des frontières et de contrôle des flux migratoires. La cause à la racine de ce problème est un développement insuffisant. Les pressions migratoires sont dues au grave échec du développement en Afrique sub-saharienne et dans d’autres régions. Il nous faut faire plus pour l’Afrique. Nous devons redoubler d’efforts pour le développement. Élever de plus hautes barrières n’est qu’un remède à court terme. Mesdames et messieurs, Le Conseil européen de décembre prochain débattra de la politique d’élargissement. Les conclusions du Conseil européen de juin dernier invitent à ce débat. L’une des notions clés du débat sera celle de capacité d’absorption. Nous sommes tous conscients du fait que la capacité d’absorption de l’Union est une considération, outre les critères de Copenhague, qui fixe les conditions objectives de l’adhésion. La Présidence a toutefois la forte impression que ce débat ne peut et ne doit pas aboutir à la présentation de nouvelles conditions d’élargissement. Nous vivons d’ores et déjà une pause de réflexion concernant la Constitution. Ce serait un dur revers pour l’Europe que d’entamer une nouvelle pause qui porterait cette fois-ci sur l’élargissement. Pratiquement, cela voudrait dire que nous fermons la porte au nez de la Croatie, bien qu’il s’agisse d’un candidat qui a du mérite. Il importe de garder à l’esprit que l’élargissement fait partie de la reconstruction et du renouveau de l’Europe. Prenez par exemple les pays des Balkans occidentaux qui ont une forte vocation européenne et ont besoin d’être reconnus par des gestes concrets. Cette région est assombrie par un tragique passé qui hante encore les populations. Il importe que la perspective européenne reste une réalité tangible dans la région. L’avenir du Kosovo n’a toujours pas été scellé. Le Monténégro vient de gagner son indépendance. La Serbie a besoin de se trouver un nouvel avenir avec l’Europe. L’ex-République yougoslave de Macédoine, la Bosnie-Herzégovine et l’Albanie sont toutes des partenaires européens naturels. Fermer la porte de l’Europe à ces pays serait lourd de conséquences graves. Nous devons rester attachés à une politique qui laisse la porte de l’UE ouverte aux pays désireux et capables de la rejoindre. Si nous fixons des conditions nouvelles, conditions internes à l’UE sur lesquelles les pays candidats potentiels ne peuvent nullement agir, nous risquons de démoraliser les candidats méritants aux yeux desquels la perspective d’une adhésion à l’UE, aussi distante fût-elle, constitue une forte incitation à s’engager dans la voie des réformes et de s’aligner sur les normes européennes. L’actuelle politique d’élargissement de l’UE, fondée sur des critères objectifs, est une réussite et je crois que l’Europe tirera avantage de la poursuivre. J’espère que le débat de décembre prochain sur l’élargissement cimentera notre commune approche de cette politique et renforcera notre consensus sur l’élargissement. Mesdames et messieurs, L’ouverture des négociations d’adhésion avec la Turquie a été un résultat majeur de la présidence britannique, il y a un peu moins d’un an. La Présidence finlandaise œuvre activement à une solution qui permettrait un commerce direct entre l’UE et Chypre Nord. Nous œuvrons à une solution qui garantisse également que la Turquie procède à l’ouverture de ses ports aux navires chypriotes. Un résultat positif nous aiderait à éviter les difficultés dans les négociations d’adhésion avec la Turquie. Nous poursuivons des discussions intensives et constructives avec la République de Chypre et la Turquie pour voir si l’on peut aboutir à une solution. Les semaines à venir seront au regard de ces efforts d’une importance cruciale, la Commission européenne ayant annoncé qu’elle présenterait le 8 novembre un rapport de progrès sur la Turquie. Cela m’amène à une dernière remarque, à savoir que l’élargissement ¬- et plus généralement l’Union européenne – est plus affaire de valeurs que de géographie. Ces valeurs forment la pierre angulaire de l’Union. Celles-ci peuvent être négligées par de proches voisins, telle la Biélorussie, et être bien respectées par d’autres partenaires, telle l’Ukraine. Nous voyons généralement dans les valeurs européennes de démocratie, d’État de droit et de droits de l’homme des valeurs de portée universelle. Une UE ouverte en est la preuve la plus éclatante. Je vous remercie de votre attention. Die finnische EU-Präsidentschaft – eine Halbzeitbilanz (Es gilt das gesprochene Wort) Sehr geehrte Parlamentsmitglieder,liebe Freunde, es ist mir ein großes Vergnügen und eine Ehre, mich heute hier in Ihrem Kreise aufhalten zu dürfen. Das finnische Parlament ist mein politisches Zuhause, hier habe ich seit 1991 gearbeitet. In diesem Gebäude, nur ein paar Stockwerke höher, befindet sich auch mein Abgeordnetenbüro. Ich fühle mich hier auf heimischem Boden. Meine Damen und Herren, die parlamentarische Rechenschaftspflicht der Regierung in EU-Angelegenheiten ist eine gewichtige konstitutionelle Verpflichtung – und zugleich eine lebendige Praxis – im politischen System meines Landes. Parlamentarische Kontrolle ist ein untrennbarer Bestandteil aller finnischen EU-Politik. Weder ein Anhängsel oder Beiprogramm noch ein pro forma durchexerziertes Ritual, sondern ein gehaltvoller Diskurs zwischen Regierung und Parlament über die praktischen Entscheidungen, die es zu treffen gilt. Diese sorgfältige Prüfung betrifft alle Politikfelder, auch die Außen- und Sicherheitspolitik. Daher unsere engen Kontakte mit unserem Ausschuss für auswärtige Angelegenheiten, dem verdienstvoll Ihre Gastgeberin, die Abgeordnete Liisa Jaakonsaari, vorsitzt. So habe ich beispielsweise in meiner Funktion als Ministerpräsident mindestens achtmal im Jahr persönlich vor dem Ausschuss für auswärtige Angelegenheiten zu erscheinen, sowohl vor als auch nach jedem Europäischen Rat. Ein noch häufigerer Gast im Ausschuss ist unser Außenminister: Er hat allermindestens vor und nach jedem Rat für Allgemeine Angelegenheiten und Außenbeziehungen zu erscheinen. Wir waren von Anfang an der Überzeugung, dass die genaue Kontrolle durch das Parlament eine Stärke unserer EU Politik ist. Die schon in frühem Stadium beginnende Berücksichtigung der Sichten des Parlaments ist ein integraler Bestandteil unserer politischen Entscheidungsprozesse. Daher fühle ich mich als Präsident des Europäischen Rats verpflichtet, Bericht über das Voranschreiten unserer Präsidentschaft zu erstatten, darüber, was wir geschafft haben und was noch zu tun ist. Unsere Präsidentschaft erreicht in wenigen Tagen ihre Halbzeit, und so könnte man meinen Vortrag denn auch als Halbzeitbilanz unserer Ratspräsidentschaft bezeichnen. Ich fühle mich privilegiert, diese Bilanz einem so angesehenen Publikum präsentieren zu dürfen. * * * Meine erste Feststellung ist, dass alle Präsidentschaften durch unvorhergesehene Ereignisse geformt werden. Die unserige bildet da keine Ausnahme. Niemand hatte die Libanonkrise vorhergesehen und für sie Vorkehrungen getroffen, aber sie war die erste große Feuerprobe unserer Präsidentschaft. Ich meine, dass die EU ihre Sache gut gemacht hat. Zunächst einmal haben wir uns auf eine feste, gemeinsame EU-Position verständigt. Das ist ein großer Kontrast zu der bitteren Spaltung über den Irak-Konflikt im Jahre 2003. Ich will gar nicht abstreiten, dass es zwischen den Mitgliedsstaaten auch über diesen letzten Konflikt echte Meinungsverschiedenheiten gab, beispielsweise über das Erfordernis, mit Syrien ins Gespräch zu treten, über die Dringlichkeit und den Charakter des Waffenstillstands oder etwa über den Grad der Kritik an Israel. Aber dennoch konnte in konstruktiver Zusammenarbeit eine solide gemeinsame Position erarbeitet werden, und die Mitgliedsstaaten der EU spielten eine maßgebliche Rolle bei der Gestaltung der Resolution des UN-Sicherheitsrats, die der UNIFIL-Operation ein robustes Mandat für eine wirksame Beendigung des Konflikts gab. Und zweitens war die EU fähig, einen bedeutsamen militärischen Beitrag zur erweiterten UNIFIL im Süden Libanons zuzusagen. Ich wage zu behaupten, dass diese Operation nicht möglich geworden wäre ohne die EU, deren Mitgliedsstaaten den harten Kern der militärischen Bodentruppen stellen. Deshalb meine ich, dass die EU im Libanon eine ordentliche Leistung gezeigt hat. Ich vergesse natürlich nicht, wie viele Male schon verkündet wurde, dass endlich die Stunde Europas geschlagen habe, und jedes Mal verfrüht, aber ich bin nach wie vor davon überzeugt, dass die EU jetzt eine stärkere Rolle im Nahen Osten einnehmen kann, indem sie den Friedensprozess zwischen Israel und Palästina neu ankurbelt und die Roadmap voranbringt. Ich habe großen Respekt vor der Rolle der Vereinigten Staaten und ihren früheren Versuchen, eine dauerhafte Lösung für den Konflikt zwischen Israel und Palästina zu finden. Zum jetzigen Zeitpunkt werden ihre Aufmerksamkeit und Ressourcen bedauerlicherweise vom Irak beansprucht – einen Konflikt, der viel schwieriger und langwieriger zu sein scheint als man allgemein erwartet hatte. Der eigentliche Krieg endete vor drei Jahren, aber es ist kein Ende in Sicht für den bitteren Konflikt, der weiterhin auf irakischem Boden wütet. Es scheint eine logische und auf der Hand liegende Schlussfolgerung, dass die Vereinigten Staaten aufgrund des ungelösten Konflikts im Irak vorerst leider ein passiver Akteur bei den Anstrengungen zur Regelung der Zukunft Palästinas sein werden. Europa muss einspringen. Auf welchem Niveau sich die Amerikaner auch immer engagieren, ich meine, dass das Gewicht der Union im Nahen Osten stetig gewachsen ist und sie eine reale Chance hat, entscheidenden Einfluss auf den Friedensprozess zu nehmen. Ich denke, dass sowohl Israel als auch die palästinensischen Behörden begreifen, dass die EU mit ihrem weitreichenden Potenzial viel zu bieten hat, sei es im Bereich des Handels oder als Helfer. In Sachen Frieden ist die EU für die Konfliktparteien der Partner Nummer eins. Ich meine, dass wir als Europäer die Tatsache anerkennen müssen, dass der Nahe Osten sich in unserer unmittelbaren Nachbarschaft befindet. Wir müssen uns mit größerer Entschlossenheit engagieren. Die Stabilisierung des Südlibanons ist nur der erste Schritt. Ihm müssen Maßnahmen folgen, die sowohl Israel als auch die palästinensischen Behörden ermutigen, auf dem Wege zum Frieden voranzuschreiten. Die Bildung einer stabilen Koalitionsregierung mit Beteiligung von Hamas und Fatah, die sich glaubhaft auf die Hauptelemente des Friedensprozesses festlegen – das Existenzrecht Israels, Gewaltverzicht und die Einhaltung ihrer vertraglichen Verpflichtungen – sowie ein starker Rückhalt für Präsident Abbas sind ein wesentliches Fundament für weitere Fortschritte. Die EU ist fest entschlossen, eine solche Regierung auf dem Weg zum Frieden zu unterstützen. * * * Ich weiß, dass Sie sich während Ihrer Konferenz ausführlich mit Fragen der Krisenbewältigung auseinandersetzen werden. Dies ist ein wichtiges Thema, und viel mehr Aufmerksamkeit als bisher muss der Frage gewidmet werden, wie sich zivile und militärische Krisenbewältigung effektiv miteinander verbinden lassen. Für einen erfolgreichen Übergang vom Konflikt zum Wiederaufbau wird schon in einem frühen Stadium zivile Intervention benötigt. Ich fürchte, dass Afghanistan sich in ein warnendes Beispiel für zukünftige internationale Operationen verwandeln könnte, in ein Beispiel, wie die Dinge falsch laufen können, wenn militärische Krisenbewältigung nicht von einem ausreichend robusten zivilen Engagement begleitet wird. Obwohl der Nato Lob dafür gebührt, dass sie ihren Operationen in Afghanistan eine zivile Dimension beigefügt hat, beispielsweise in Form der regionalen Wiederaufbauteams, ist diese zivile Dimension nicht stark genug gewesen. Nach drei Jahren der Krisenbewältigung müssen wir jetzt immer stärkere Anzeichen dafür beobachten, dass die Feindseligkeiten zunehmen. Wir müssen einen sehr genauen Blick auf die Vorgänge in Afghanistan werfen und aus ihnen unsere Lehren ziehen, so unbequem diese auch sein mögen. Das ist es, was Sie heute hier tun. * * * Meine Damen und Herren, Die Europäische Union hat in vielerlei Hinsicht – Bevölkerung, Wirtschaftsleistung, Wohlstand, Handel, Entwicklungshilfe – das Kaliber für eine führende Macht in der Welt. Dennoch bescheidet sich die EU in der Regel mit der Rolle einer Mittelmacht. Der Einfluss, den sie auf internationale Angelegenheiten nimmt, steht in einem deutlichen Missverhältnis zu ihren elementaren Kapazitäten. Ein effizientes Management ihrer Außenbeziehungen ist eine echte Herausforderung für die Union. Die EU ist gefordert, durch größere Geschlossenheit ihr Gewicht in der Welt zu erhöhen. Der derzeitige Zustand ist paradox, wenn man bedenkt, dass die EU einzigartige Voraussetzungen für eine umfassende Tätigkeit als internationaler Akteur besitzt: Ihr politisches Arsenal schließt sowohl zivile als auch militärische Instrumente ein, und ihrer Politik – sei es in den Bereichen Handel, Landwirtschaft oder Wettbewerb – kommt echtes Gewicht in der Welt zu. Die EU besitzt ein großes Potenzial. Worauf es ankommt ist, dieses Potenzial voll auszuschöpfen. Die Effizienz der EU wird deutlich erkennbar durch die Tatsache beeinträchtigt, dass sich ihre Außenpolitik in zwei separate Sphären teilt – die Gemeinsamen Außenbeziehungen, der sehr gute Ressourcen zur Verfügung stehen, und die intergouvernementale Zusammenarbeit in außenpolitischen Fragen. Wir müssen Wege finden, um die Ressourcen der Gemeinsamen Außenbeziehungen und unsere außenpolitischen Ziele zusammenzuführen. Die Funktion des Hohen Repräsentanten Javier Solana ist ein gutes Beispiel dafür, wie einheitliches Vorgehen der Effizienz der Union auf der internationalen Bühne substanzielle Vorteile und größeren Zusammenhalt bringen kann. Wir müssen die nächsten Schritte tun. Der Verfassungsvertrag enthält viele Verbesserung am Management der Außenbeziehungen der Union – die sichtbarsten sind die Einsetzung eines Ministers für auswärtige Angelegenheiten der Union und die Integration der Außenbeziehungen der Union und der Gemeinsamen Außen- und Sicherheitspolitik in einem einzigen Rahmen. Bedauerlicherweise ist der Verfassungsvertrag bislang nicht in Kraft. Das bedeutet jedoch nicht, dass nichts getan werden könnte, um die auswärtsgerichtete Kohäsion und die außenpolitische Effizienz der Union zu verbessern. Das ist unsere Position, und die finnische Ratspräsidentschaft hat dieses Ziel aktiv verfolgt und sucht nach praktischen Maßnahmen, die geeignet sind, das Management der auswärtigen Unionsbeziehungen zu verbessern. Zum Beispiel haben wir vor wenigen Wochen, unmittelbar vor dem Asem-Gipfel, das erste hochrangige Treffen zum Thema Außenbeziehungen veranstaltet. Zweck des Koordinierungstreffens war es, die Kommission, die Präsidentschaft und den Hohen Repräsentanten an einen Tisch zu bringen und ihnen so eine Gelegenheit zu bieten, sich über die horizontalen Ziele für die während der Präsidentschaft stattfindenden Gipfeltreffen zwischen Union und Drittländern zu verständigen und über allgemeine Herausforderungen für das auswärtige Handeln der Union diskutieren. Unter dem Vorsitz der finnischen Präsidentschaft finden sechs Gipfeltreffen mit Drittländern statt, mit Schlüsselpartnern wie Korea, China, Indien, Ukraine, Russland und Kanada. Bei unserem Koordinierungstreffen am 9. September kamen wir beispielsweise überein, dass das Thema Energie bei unseren Treffen mit all diesen Partnern eine wichtige Rolle zu spielen hat. Außerdem vereinbarten wir, dass wir Indien in unseren auswärtigen Beziehungen mehr Aufmerksamkeit zu widmen haben. Indien ist eine schnell wachsende wirtschaftliche und politische Macht, die in der Fokussierung und Aufmerksamkeit der Union zuweilen in den Schatten Chinas gerät. Auch führten wir eine Diskussion über den Konflikt im Libanon im Lichte der gewonnenen Erfahrungen. Dieses Koordinierungstreffen zwischen der Gipfeltroika der Union ist ein recht simpler Schritt, aber ein überaus notwendiger. Es ist ein sehr praktisches Instrument, die Unionseffizienz zu verbessern. Ehrlich gesagt bin ich erstaunt, dass man dieses Instrument nicht schon früher eingeführt hat. Diese neue Praxis ist ein nützliches Vermächtnis an die deutsche Präsidentschaft. Außerdem haben wir vorbereitende Treffen von Präsidentschaft, Kommission und Hohem Repräsentanten vor allen Räten für Allgemeine Angelegenheiten und Außenbeziehungen eingerichtet. Wir haben auch Anstrengungen für eine bessere Koordination der Unionspositionen in internationalen Organisationen unternommen und planen eine Debatte über die besten Praktiken. Dies alles sind praktische Schritte, die tatsächlich auch gut funktionieren. Ich meine, dass die EU das Beste aus all den Ressourcen machen muss, die ihr verfügbar sind, und dies macht eine bessere Koordinierung notwendig. Wir werden dem Rat für Allgemeine Angelegenheiten und Außenbeziehungen über diese Maßnahmen Bericht erstatten und Empfehlungen für zukünftige Praktiken machen. Margaret Thatcher sagte einmal, die EU komme ihr manchmal vor wie ein Bus, an dessen Steuer die Marx Brothers sitzen. Ich finde, dass Frau Thatcher nicht fair war, aber wir müssen etwas tun, um uns wirksamer zu koordinieren, ob mit oder ohne Verfassungsvertrag. * * * Liebe Kollegen, ich habe ihnen eine Halbzeitbilanz versprochen, aber Sie dürfen das nicht zu wörtlich nehmen. Es stimmt, die Hälfte der finnischen Präsidentschaft, drei Monate, ist abgelaufen, aber alle Präsidentschaften, besonders diejenigen, die ins zweite Halbjahr fallen, sind ungleichgewichtig: Ihnen ist ein Mechanismus immanent, in dessen Folge die größten Früchte gegen Ende der Präsidentschaft geerntet werden. Die meisten Dinge, die wir uns vorgenommen haben, sind noch zu tun. Vor uns stehen zwei Gipfeltreffen – im Oktober der informelle Europäische Rat in Lahti und im Dezember der reguläre Europäische Rat in Brüssel. Der informelle Europäische Rat in Lahti am 20. Oktober wird einer der Höhepunkte der finnischen Ratspräsidentschaft sein – ein Treffen in der Art von Hampton Court, konzipiert, um auf dem Fundament einiger weniger Schlüsselthemen Konsens und politischen Willen aufzubauen. Das Treffen in Lahti ist den Themen Innovation und Energie gewidmet. Was das Thema Innovation angeht, müssen wir zuallererst die Tatsache anerkennen, dass von der Innovationskraft der EU unser Wirtschaftswachstum und unsere Wettbewerbsfähigkeit gegenüber der übrigen Welt abhängen. In Reden und Schriften wird Innovation mit all der Lobpreisung bedacht, die ihr zusteht, aber wir müssen über das Stadium der Deklarationen hinweg gehen. Der EU mangelt es nicht an Innovationen, aber wir haben ein echtes Problem, wenn es darum geht, Innovationen in Produkte, Weltklasseunternehmen, globale Märkte und gute Arbeitsplätze umzusetzen. Das Treffen in Lahti muss sich darauf fokussieren, wie sich unsere Vorstellungen von einem innovativen Europa in Realität umsetzen lassen. Die Lissabon-Strategie konzentriert sich zu sehr auf Eckwerte und Ressourcen – was jetzt benötigt wird ist die Einsicht, dass Innovationen vor allem auf ein gutes, innovativitätsförderndes Marktumfeld angewiesen sind. Als nächstes müssen wir vorurteilslos jene Politiken identifizieren, die benötigt werden, um die EU innovationsfreundlicher zu gestalten. Wenn wir das richtige Marktumfeld hinkriegen, dann werden sich auch die gewünschten Eckwerte einstellen. Das ist es, worum es beim Treffen in Lahti geht. Zum Thema Energie planen wir eine Debatte, die sich auf die äußeren Aspekte unserer Energiepolitik fokussiert. Wie können wir unsere politischen Kontakte besser ausnutzen, um die Energieziele der Union – Transparenz, Energieübertragung, Energiesicherheit – zu unterstützen: Und vor allem, wie können wir am besten unsere Nachbarn – etwa Norwegen, Algerien und Russland – in unseren Energiebinnenmarkt einbinden? Der Energiemarkt der Union funktioniert besser, wenn die wichtigsten Lieferanten eng mit ihm kooperieren. Die Staats- und Regierungschefs der Union treffen in Lahti auch mit Präsident Putin zusammen. Dies wird eine Gelegenheit sein, über die Entwicklung der strategischen Partnerschaft zwischen EU und Russland zu sprechen. Ein Ziel der finnischen Präsidentschaft ist es, in diesem Herbst ein Mandat für Verhandlungen über eine neue und zeitgemäße Vereinbarung mit Russland zu vereinbaren, die an die Stelle des alten Partnerschafts- und Kooperationsabkommen tritt. Wir wollen hören, was Präsident Putin über die Entwicklung des russischen Energiesektors und die diesbezüglichen Beziehungen zwischen EU und Russland denkt. Ich meine, dass Russland und die Union einander ergänzen – die EU ist der größte Markt für russische Energie und Russland ist ein natürlicher Energielieferant für die EU. Aber Russland ist gefordert, bei den Grundsätzen für seine Energiepolitik klarere Verhältnisse zu schaffen. Unternehmen – russische wie ausländische – benötigen faire Wettbewerbsbedingungen. Die Energiebeziehungen zwischen der Union und Russland müssen auf Offenheit, Gegenseitigkeit und Fairplay aufgebaut werden. Ein glaubhaftes Bekenntnis zu diesen Grundsätzen würde auch mehr ausländische Investitionen ins Land holen, die für die Entwicklung des russischen Energiesektors benötigt werden. Nach den ursprünglichen Planungen der Präsidentschaft sollte sich das Treffen in Lahti auf diese wenigen Schlüsselthemen fokussieren. Aber wir müssen stets bereit sein, auch auf andere akute Fragen einzugehen, und deshalb werden wir auch über illegale Einwanderung sprechen, ein für viele Mitgliedsstaaten dringliches Problem. Beim Umgang mit diesem Problem müssen wir unsere Solidarität mit den südlichen Mitgliedsstaaten beweisen. Zur gleichen Zeit ist dies eine wichtige Erinnerung an die Bedeutung von auswärtigem Handeln. Wir können das Problem der illegalen Einwanderung nicht ausschließlich als Frage der Grenzsicherheit und der Migrationskontrolle betrachten. Die wahre Ursache für dieses Problem ist in unzureichender Entwicklung zu suchen. Der Migrationsdruck hat seine Gründe in ernsthaften Entwicklungsdefiziten in Schwarzafrika und anderen Regionen. Wir müssen mehr für Afrika tun. Wir müssen uns mit mehr Nachdruck für die Entwicklung engagieren. Besserer Zäune zu bauen ist eine Lösung, die nicht weit trägt. Meine Damen und Herren, der Europäische Rat im Dezember wird über die Erweiterungspolitik debattieren. Diese Debatte wurde in den Schlussfolgerungen des Europäischen Rats vom Juni bedingt. Einer der Schlüsselbegriffe in dieser Debatte wird Aufnahmefähigkeit sein. Wir alle sind uns bewusst, dass neben den Kopenhagener Kriterien, mit denen objektive Bedingungen für einen Beitritt formuliert wurden, die Aufnahmefähigkeit der Union ein Faktor ist. Die Präsidentschaft vertritt mit Nachdruck die Auffassung, dass diese Debatte nicht dazu führen darf und sollte, dass für die Erweiterung zusätzliche Bedingungen diktiert werden. Eine Denkpause haben wir uns bereits verordnet, und zwar für die Verfassungsfrage. Es wäre ein gewaltiger Rückschlag für Europa, wenn wir auch die Erweiterung vertagen würden. In der Praxis würde das darauf hinauslaufen, dass wir den Kroaten die Tür vor der Nase zuschlagen, obwohl Kroatien ein würdiger Mitgliedskandidat ist. Es ist wichtig sich vor Augen zu halten, dass die Erweiterung Teil des Wiederaufbaus und der Erneuerung Europas ist. Beispielsweise die Länder im Westbalkan empfinden eine starke europäische Berufung, was die Union durch praktische Taten anerkennen muss. Diese Region blickt auf eine tragische Vergangenheit zurück, die den Menschen noch in frischer Erinnerung ist. Es ist wichtig, dass die europäische Perspektive für diese Region eine greifbare Realität bleibt. Die Zukunft des Kosovo ist weiterhin offen. Montenegro hat soeben seine Unabhängigkeit erlangt. Für Serbien ist es wichtig, eine neue Zukunft mit Europa zu finden. Die Ehemalige Jugoslawische Republik Mazedonien, Bosnien und Herzegowina sowie Albanien – sie alle sind natürliche Partner Europas. Diesen Ländern den Zutritt zu versperren würde ernsthafte Konsequenzen haben. Wir müssen auch weiterhin eine Politik verfolgen, die die Union offen hält für Länder, die gewillt und fähig zum Beitritt sind. Wenn wir neue Bedingungen stellen – interne Bedingungen, auf die potenzielle Kandidaten keinen Einfluss haben – riskieren wir es, würdige Kandidaten zu demoralisieren, für die die Aussicht auf eine Mitgliedschaft in der EU, in wie weiter Ferne sie auch liegen mag, ein starkes Motiv ist, sich Reformen zu unterziehen und europäischen Standards gerecht zu werden. Die derzeitige Erweiterungspolitik der EU, die auf objektiven Kriterien basiert, hat sich als Erfolg erwiesen, und ich glaube, dass Europa von ihrer Fortführung profitieren würde. Ich hoffe, dass die Erweiterungsdebatte im Dezember unser Einvernehmen über diese Politik zementieren und den Konsens in der Erweiterungsfrage festigen wird. Meine Damen und Herren, die vor weniger als einem Jahr begonnene Einleitung der Beitrittsverhandlungen mit der Türkei war eines der bedeutendsten Ereignisse der Präsidentschaft Großbritanniens. Die finnische Präsidentschaft arbeitet aktiv daran, um eine Lösung zu erreichen, die direkten Handel zwischen der EU und Nordzypern möglich machen würde. Unser Ziel ist eine Lösung, die zugleich gewährleisten würde, dass die Türkei ihre Häfen für Schiffe aus der Republik Zypern öffnet. Ein positives Ergebnis würde uns helfen, Probleme bei den Beitrittsverhandlungen mit der Türkei zu vermeiden. Wir setzen unsere intensiven und konstruktiven Gespräche mit der Republik Zypern und der Türkei fort, um herauszufinden, ob sich eine Lösung finden lässt. Die nächsten Wochen werden für diese Bemühungen von entscheidender Bedeutung sein, da die Europäische Kommission mitgeteilt hat, dass sie am 8. November ihren Fortschrittsbericht für die Türkei veröffentlicht wird. Damit komme ich zu meinem letzten Punkt, und zwar zu der Tatsache, dass es bei der Erweiterung – und generell der Europäischen Union – nicht wirklich um Geografie geht, sondern um Werte. Denn letzten Endes sind es diese Werte, auf denen die Union aufbaut. Mag sein, dass sie von einigen Nachbarn, etwa Weißrussland, missachtet werden, aber andere Partner wie die Ukraine bekennen sich zu ihnen. Nach unserer Auffassung handelt es sich bei den europäischen Werten – Demokratie, Rechtsstaatlichkeit, Menschenrechte – um universale Werte. Eine offene EU ist der beste Beleg für die Tragfähigkeit dieser Werte. Ich danke Ihnen für Ihre Auf Back

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Présidence finlandaise de l’UE : Prime Minister Matti Vanhanen at the COSAC meeting in Helsinki

Discours, Affaires générales et relations extérieures, Transport, télécommunications et énergie

20 Nov 2006, 11:00 en

The Finnish EU Presidency – Remaining challenges (Check against delivery) Honourable Members of Parliament,Chairman Vilén, It is a great pleasure to be here with you today. Holding the EU Presidency is a great privilege – a privilege that Finland intends to use productively in the 41 days remaining until the end of our Presidency. We have accomplished a great deal, but important work still remains. I want to take this opportunity to share some of these challenges with you. But first I would like to say a few words about what we have achieved so far. Ladies and Gentlemen, Innovation has been at the top of our agenda and I am very pleased with our achievements so far. I think that the outcome of the Lahti Summit in terms of innovation was very good – we need to focus on Intellectual Property Rights, Standardisation and Technology Platforms. The European Institute of Technology should go ahead. Earlier, we also achieved a result with the 7th Framework Program on Research. All these are crucial to innovation, which is the very foundation of Europe’s competitiveness. The Competitiveness Council will finalise these strategic achievements in December. Energy has also been a major issue. Its importance is universally acknowledged and the Lahti Summit was a milestone in developing the EU’s external energy policy. Ladies and Gentlemen, Like all presidencies, ours has been shaped by unforeseen events. The crisis in Lebanon was our first great trial. I think that the EU performed well – we agreed on a firm common position and subsequently the EU played a decisive role in launching and sustaining a robust UN mission in Lebanon. The EU needs to be both more active and effective in external relations. The Middle East is an important example – after all it is part of our close neighbourhood. Greater unity in external relations is of paramount importance to the Union. If we are divided and cannot agree on a firm common approach to external challenges, then the EU will be sidelined from real influence in the world. One of the main external priorities for the Finnish Presidency is Russia. We think that it is very important for the EU to take a united, comprehensive and firm approach to Russia. After all, Russia is a European country, a close neighbour and strategic partner for the European Union. In terms of the Union’s Russia policy, last month’s summit in Lahti was very successful. The EU was able to agree on a common position and sent a united message to Russia. There is a close interdependence between the EU and Russia that has to be recognised. The great achievement at the Lahti summit was the unequivocal recognition by all EU member countries that we need a strong common approach to Russia. This coming Friday, we will host the EU-Russia Summit in Helsinki. I would like this Summit to demonstrate a shared desire, on the part of the EU and Russia, to put our relations on a new footing. In concrete terms, that means a decision to start negotiating a new comprehensive agreement – an agreement tailored to the strategic partnership we have with Russia. The EU needs a comprehensive and strong agreement with Russia; a solid contractual basis for our relationship that will ensure transparency and fair play. Energy is a good example: the current agreement is quite vague on energy; the EU needs a new agreement with firm and legally binding provisions ensuring transparency and reciprocity. It is no secret that we have not been able to agree on the EU mandate for these negotiations. We need unanimity to do that. This is a real test for the strong spirit of EU solidarity and unity that we achieved in Lahti. I was in Warsaw last Friday evening to meet my Polish colleague, Prime Minister Kaczynski. We had a long and constructive discussion about the mandate. We have to remember that agreeing to the mandate is about starting negotiations, not concluding them. If we do not negotiate, we will never know what kind of results can be achieved. We all share the view that a firm agreement is essential and that the EU needs to negotiate as a single, strong entity. Without a new agreement for the Union as a whole, the only option is for each country to deal bilaterally with Russia on energy and other crucial issues. We have strong solidarity with Poland regarding the Russian ban on Polish foodstuffs. The Presidency and the Commission have been actively pursuing this issue with a view to creating the conditions that would allow the ban to be lifted. The Commission has pledged its support in helping to verify that these conditions are in place. Both the Presidency and the Commission have been in close contact with Russian authorities. This issue will certainly be raised at the EU-Russia Summit. Recent Russian statements on the matter are encouraging. Russia is now saying that the ban will be lifted as soon as the outstanding technical issues have been resolved. This position makes the issue a technical one, an issue that can be resolved by pragmatic means. Ladies and Gentlemen, The Presidency is a firm believer in enlargement. The enlargement process has been a great success and I look forward to welcoming Bulgaria and Romania as new members from the beginning of next year. Enlargement has contributed to European stability and economic vitality. This open enlargement policy needs to continue. We will have a general debate about enlargement at the December European Council. The Presidency looks forward to this debate and our aim is to consolidate a common understanding on the future of the enlargement process. Ladies and Gentlemen, Starting accession negotiations with Turkey in October 2005 was a great achievement. Turkey deserves to be considered on its own merits, in the same way as any other candidate. However, its accession negotiations are now enmeshed with issues relating to Cyprus. Turkey has made commitments regarding the customs union which it has to honour. As the Presidency country, Finland aims to negotiate a solution that would benefit all parties and avert a crisis in Turkey’s accession negotiations. We have discussed this package with the relevant partners. Our aim is to find a solution that would allow direct trade with the northern part of Cyprus and open Turkish ports and airports to Cypriot vessels and planes. Our package contains a limited number of elements. It is not about a comprehensive settlement to the Cypriot question. That is a task for the United Nations. All the parties involved have been willing to negotiate. No one has come up with an alternative solution or said that our proposal is unacceptable. We are all on the same page. Therefore the Presidency still believes that a solution is possible. We must not look back to the past, but forward to our future – to the reunification of Cyprus and to Turkey’s membership of the European Union. But time is running out. If there is no agreement and Turkey does not honour its commitments, the EU will need to consider the implications for the accession process. This is not a good scenario and it would mean an uncertain future. As for deciding on an appropriate EU response in those circumstances, we expect the Commission to come forward with recommendations during the first week of December. Decisions would need to be made at the General Affairs and External Relations Council in three weeks’ time. I want to make one thing very clear. The Presidency has no intention of raising the Turkey issue at the December European Council. Decisions will be made before that. The real deadline is before the Commission presents its recommendations. The December European Council will consider other issues, including the future of the Union’s enlargement process. Ladies and Gentlemen, With these few introductory comments I am now available for your comments and questions. Thank you. Back

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Finland’s EU Presidency : Economic and Financial Affairs Council (ECOFIN)

Date:

21.11.2006

End date: Date: 21 Nov 2006 Venue: 

Brussels

Type of event: Council meetings
Policy area:  Economic and Financial Affairs

The Economic and Financial Affairs Council is commonly known as the Ecofin Council and is composed of the Member States’ Economics and Finance Ministers. During its Presidency, Finland will hold four meetings of the Ecofin Council in Brussels and Luxembourg. The meetings will be chaired by Minister of Finance, Eero Heinäluoma. The Eurogroup, composed of the twelve countries that have adopted the euro, always meets the day before the Ecofin meeting.

The Ecofin Council also brings together the Ministers responsible for budget matters in the Member States, to discuss issues relating to the EU budget. During Finland’s EU Presidency, the Ecofin Council will meet twice to consider budget affairs. The meetings will be chaired by Coordinate Minister for Finance, Ulla-Maj Wideroos.

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Finland’s EU Presidency : Agriculture and Fisheries Council

Date:

20.11.2006

End date: Date: 20 Nov 2006 – 21 Nov 2006 Venue: 

Brussels

Type of event: Council meetings
Policy area:  Agriculture and Fisheries

The Agriculture and Fisheries Council meets once a month. It brings together the Ministers for Agriculture and Fisheries and the European Commissioners responsible for agriculture and rural development, fisheries and maritime affairs, as well as health and consumer protection. During its Presidency, Finland will hold five meetings of the Agriculture and Fisheries Council and they will be chaired by Minister of Agriculture and Fisheries Juha Korkeaoja.

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Finland’s EU Presidency : Justice and Home Affairs Council (JHA)

Date:

04.12.2006

End date: Date: 04 Dec 2006 – 05 Dec 2006 Venue: 

Brussels

Type of event: Council meetings
Policy area:  Justice and Home Affairs

The Justice and Home Affairs Council (JHA) usually meet every two months bringing together Justice Ministers and Interior Ministers. During its Presidency, Finland will hold three meetings of the JHA Council and they will be chaired by Minister of Justice, Leena Luhtanen and Minister of the Interior, Kari Rajamäki.

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Finland’s EU Presidency : Economic and Financial Affairs Council (ECOFIN)

Date:

28.11.2006

End date: Date: 28 Nov 2006 Venue: 

Brussels

Type of event: Council meetings
Policy area:  Economic and Financial Affairs

The Economic and Financial Affairs Council is commonly known as the Ecofin Council and is composed of the Member States’ Economics and Finance Ministers. During its Presidency, Finland will hold four meetings of the Ecofin Council in Brussels and Luxembourg. The meetings will be chaired by Minister of Finance, Eero Heinäluoma. The Eurogroup, composed of the twelve countries that have adopted the euro, always meets the day before the Ecofin meeting.

The Ecofin Council also brings together the Ministers responsible for budget matters in the Member States, to discuss issues relating to the EU budget. During Finland’s EU Presidency, the Ecofin Council will meet twice to consider budget affairs. The meetings will be chaired by Coordinate Minister for Finance, Ulla-Maj Wideroos.

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Finland’s EU Presidency : General Affairs and External Relations Council (GAERC)

Date:

11.12.2006

End date: Date: 11 Dec 2006 – 12 Dec 2006 Venue: 

Brussels

Type of event: Council meetings
Policy area:  General Affairs and External Relations

The General Affairs and External Relations Council (GAERC) meets once a month bringing together the EU Foreign Ministers. Ministers responsible for European affairs, defence, development or trade may also attend the meetings, depending on the items on agenda. In addition to the Union’s external relations, the Council coordinates the work of the other Council formations, prepares for European Council meetings, and attends to institutional matters and issues concerning enlargement. During its Presidency, Finland will hold five GAERC meetings (and two extraordinary GAERC meetings) and they will be chaired by Foreign Minister, Erkki Tuomioja, or Minister for Foreign Trade and Development, Paula Lehtomäki.

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